Panasonic reste le leader des bridges avec 1/3 du marché. Le FZ2000, bridge haut de gamme, s’inscrit donc dans une parfaite logique de la marque. Il succède au FZ1000 qu’il améliore mais se positionne aussi comme une alternative au GH5 avec un plus de taille  : le zoom x20 qu’il a motorisé comme sur une vraie caméra.

Le tarif n’est pas en reste, passant de  900 à 1300 euros, probablement en raison du coût des lentilles. Ce prix est toutefois moins lourd que celui du Sony DSC-RX10 III, proposé à 1600 € !

SOMMAIRE

Concept

Le FZ2000 conserve le capteur 1 pouce de 20 MP du FZ1000 et l’enregistrement 4K, mais l’optique évolue de 16x à 20x avec un équivalent 24-480 mm en photo 3:2. En vidéo FHD, on se situe entre 25-500 mm et 30-600 mm selon que le stabilisateur notamment est activé ou pas. En vidéo UHD / 4K, il faut se contenter d’un modeste 36-720 mm.

Par contre, le FZ2000 est annoncé comme stable, et l’AF est présenté comme ne décrochant pas durant le zoom.

Côté autres avantages,  l’écran est tactile et vous pouvez dépasser 30 minutes d’enregistrement, mais – côté inconvénients –  l’appareil n’est pas du tout tropicalisé. Alors est-ce un « reflex killer »? Suivez notre test.

 

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Le FZ2000 en détail

Dévalorisés les bridges ? Avec le FZ2000, votre opinion risque de changer car le fabricant propose un « mix » vraiment intéressant : d’un côté, il intègre les atouts de son modèle pro (le GH4R); de l’autre il s’appuie sur la relative légèreté du bridge comparée à celle d’un reflex et ses optiques, enfin il incorpore des fonctionnalités… de caméra ! C’est le cas des capacités progressives du zoom (nous revenons dessus), des 3 filtres ND, dispositif rarement vu sur un appareil photo, ou encore de l’absence de limitation des 30 minutes qui témoigne bien de cette volonté de faire du FZ2000 un produit avec les avantages réunis de l’appareil photo et du camescope. Plus anecdotique mais révélateur, le gros pare-soleil qui rappelle celui des caméras pros.

Pourtant, le terrain est glissant : les constructeurs se sont plutôt cassé les dents sur les concepts photo-vidéo à l’image du JVC GC-PX100, qui a suscité beaucoup d’intérêt mais apparemment peu de ventes, ou encore du Canon XC10 (et son successeur, le XC15) qui a fait plus l’objet de critiques que d’enthousiasme. Il faut dire que le concept est loin d’être parfait.

Alors, le FZ2000 serait-il le bon candidat cette fois ? Peut-être…

Intrinsèquement, on peut voir le FZ2000 comme un GH4R avec zoom, et tarif tout compris. En effet, la moindre optique du GH4R – comme l’excellent 12-35 mm – augmente la facture de 900 euros. FZ2000 et GH4R ont par ailleurs un grand nombre de fonctionnalités communes comme le peaking, le zébra, l’histogramme, les styles Photo (Cinelike D et V), les modes iDynamique et iResolution, le correcteur d’horizon, le détecteur d’oeil, le réglage du son, le paramétrage des hautes lumières, l’équilibre des Ombres / Lumière (très facile), l’enregistrement des paramètres préférés (C1, C2, C3) et au moins une dizaine d’autres fonctions ! Les modes PSAM sont aussi conservés comme les 2 boutons d’enregistrement vidéo dédié. En effet, le bouton dédié vidéo existe et peut être désactivé si on ne fait pas du tout de vidéo. A l’inverse, en mode Créatif (M), le bouton de mise au point / déclenchement sert de fonction start / stop vidéo, ce qui crée un 2e bouton vidéo, plus pratique à manipuler de mon point de vue. C’est d’ailleurs ce bouton dont je me suis servi le plus souvent.

Les modes propres au 4K sont également présents comme l’UHD / 4K Cinéma, le recadrage 4K Live, ou encore le mode Photo 4K. Cependant ce mode n’est pas disponible dans le Menu vidéo contrairement à un GH4 ou un LX100. On peut donc capturer des images fixes de 8 Mp mais pas s’en servir comme mode vidéo à part entière. C’est dommage car ce mode Photo 4K permettait de filmer en 3:2, 4:3, 16:9, ou en 1:1 (à la Xavier Dolan !) ou de procurer des données Exif aux vidéos.

Avec ses 966 grammes tout compris, le FZ2000 a pris de l’embonpoint, environ 130 grammes de plus que le FZ1000. Il reste au-dessous d’un Sony RX10 III (1095 grammes) à 130 grammes près. Du coup les 825 grammes du GH4R équipé du dernier 14-140 mm sont plus légers qu’un FZ2000… Mais il faut aussi raisonner avec des optiques plus longues (donc plus lourdes) au diapason des focales du FZ2000 (qui atteint les 500 mm en FullHD et les 720 mm en 4K). Par ailleurs, le maintien à la main est une chose, le poids d’un sac contenant le boîtier et plusieurs optiques longues en est une autre. Sur ce point, le bridge présente un avantage certain sur un reflex, même à près d’un kilo car un reflex avec deux ou trois optiques dont une optique longue dépasse rapidement les 2 kilos.

Lumix FZ2000 et Lumix GH4

Le poids n’est d’ailleurs pas la seule chose qui frappe quand on prend en mains un FZ2000 : c’est aussi l’encombrement, l’allure carrée conférée par le grip très renfoncé (parfait par ailleurs), et la très large optique, coiffée du pare-soleil imposant.

Comparons : entre le FZ1000 et le FZ2000, le volume augmente significativement, passant de 136,8 x 98,5 x 130,7 mm à 137,6 x 101.9 x 134,7 mm. Mais c’est surtout avec le GH4, plus petit que les deux FZ (132,9 x 93,4 x 83,9 mm), que l’écart est le plus spectaculaire. Il en est de même avec le FZ300 (131,6 x 91,5 x 117,1 mm) qui est bien plus petit que le FZ2000.

Hormis quelques différences comme l’écran articulé ou la poignée rotative, le FZ2000 évoque en partie un modèle photo-vidéo bien connu chez Canon, le XC10 / XC15. Hormis cela, la prise en mains est comparable à celle d’un reflex de la marque. Durant plusieurs bonnes heures d’affilée, je l’ai transporté en ville ou sur des reliefs, en le tenant par la seule poignée-grip, sans jamais avoir la sensation de risquer de le lâcher.

Je regrette l’emplacement de la touche Lecture, qui, noyée au milieu des autres touches à droite, peut être activée involontairement. J’aurais préféré de loin l’emplacement de cette même touche à gauche, isolée, comme sur le GH4.

Ce qui frappe aussi, ce sont les 7 boutons personnalisés Fn qui donnent un aspect assez boutonneux au FZ2000, d’autant qu’ils sont même complétés par 5 autres boutons Fn sur écran, soit 12 au total ! Mais ces boutons sont autant de précieux raccourcis.

Un regret – majeur – est l’absence de tropicalisation, contrairement au FZ300 ou au Sony DSC-RX10 III qui disposent de ce revêtement. Pour un modèle à tout faire, c’est plutôt restrictif. Alors bien sûr quelques gouttes, ou l’humidité tropicale, ne provoqueront pas un dysfonctionnement du FZ2000 dès le premier voyage. Et il est vrai que même des boîtiers dits « anti-ruissellement » ne supportent pas des conditions de pluie trop fortes. Mais cette absence totale de tropicalisation fait s’interroger sur la polyvalence du produit, d’autant que la tropicalisation protège aussi de la poussière, du sable. Disons qu’à 1300 euros, ça fait plus réfléchir qu’à 500 euros, vous voyez ?

De même, la finition en elle-même laisse l’utilisateur partagé car on aime modérément l’aspect un peu plastique du boîtier. On préfère de ce point de vue l’aspect d’un GH4 ou d’un compact comme les LX10 / LX15. Mais on aime bien la poignée grip qui fait très pro, la trappe à carte mémoire s’inspire d’ailleurs de ce même GH4 (les habitués noteront qu’on introduit la carte dans l’autre sens).

Pour terminer avec les choses qui fâchent, le diamètre du filetage (non précisé) semble spécifique mais Panasonic propose des filtres à son catalogue d’accessoires.

Un point crucial du FZ2000 est sa visée. L’écran est orientable comme sur un GH4R, et d’une qualité de résolution presque identique (3 pouces de 1040 Kp). Par ailleurs, l’articulation de l’écran, avec sa charnière de côté, est convaincante et préférable au système que je trouve rigide du Sony DSC-RX10 IIII.

Mais surtout, l’absence de surface tactile du prédécesseur est corrigée puisque le FZ2000 est bien tactile cette fois alors que le DSC-RX10 III ne l’est toujours pas. Grâce au tactile, l’utilisateur peut enfin exploiter la fonctionnalité de zone de choix de la mise au point sur écran en cours d’enregistrement, si confortable. Il peut aussi – depuis la touche Display – accéder directement à n’importe quelle fonction. Et il n’est plus nécessaire de discuter le confort général reconnu du tactile, son seul vrai inconvénient étant les traces de doigts.

Le viseur est également appréciable : c’est un 0,39 » de 2,35 Mp qui bénéficie d’un champ de vision de 100%. Le détecteur d’oeil est présent, mais mieux vaut le débrayer ou le rendre peu sensible (un réglage est possible) car si vous passez juste la main devant le viseur, l’écran s’éteint provisoirement, et c’est agaçant à la longue.

Si l’on dispose d’un ordinateur faiblement puissant, on peut filmer en AVCHD en FullHD à des débits compris entre 17 et 28 Mbits/s. A défaut on peut choisir des débits à 50 Mbits/s en FullHD, voire 100 ou 200 Mbits/s, en MOV ou en MP4 (comme sur le GH4R).

Enfin on peut bien sûr adopter le 4K vidéo (UHD en 25p) offrant une résolution 4 fois plus grande qu’en FullHD. Attention, ça « bouffe » un sacré espace : 30 secondes de vidéo 4K équivalent à 350 Mo environ. Le « 4K Cinéma » (4096 x 2048), est également intégré mais il oblige à changer la fréquence de l’appareil en 24 Hz au lieu de 50 Hz (ou 60 Hz) et d’éteindre / Rallumer le boîtier. Contraignant. Il peut aussi vous contraindre à utiliser 2 cartes mémoire distinctes.

Au sujet des cartes, signalons que nous avons filmé avec deux cartes SDXC Class 10, Sandisk et Transcend, en UHD et en FullHD à 200 Mbps, sans rencontrer de problèmes, qu’il s’agisse de U3 ou de U1. Panasonic préconise des UHS de class de vitesse 3 à 100 Mbit/s ou plus élevé, ou avec la fonction Photo 4K ou avec des vidéos 4K.

On recense aussi un ralenti intéressant (Menu « Cadence variable ») qui enregistre vos séquences en 1080/25p à différents débits (entre 20 Mbit/s et 50 Mbit/s) selon la fréquence utilisée (de 27 à 120 im/s). Ce ralenti est tout à fait exploitable comme en atteste nos vidéos. La qualité est encore exploitable à 96 im/s). Le son n’est pas enregistré, mais on peut zoomer durant le Ralenti, contrairement au FZ1000 (et à de nombreux appareils photo). La fréquence inverse est aussi disponible pour produire des accélérés à 23, 21, 12 ou 2 im/s. De même, le son n’est pas enregistré. Notez qu’il est impossible de produire des ralentis ou accélérés en UHD / 4K.

Mieux : on peut faire varier la cadence comme sur le GH4R, alors que c’était impossible avec le FZ1000 : on peut ainsi augmenter la cadence jusqu’à 120 fps ! Toutefois le Sony DSC-RX10 MIII fait mieux avec un 250 fps, voire 500 fps, tout à fait convaincant.

Au niveau photo, on conserve le choix entre les formats 4:3, 3:2, 16:9 et 1.1. Et on peut naturellement enregistrer en RAW, en plus du JPEG, ou les deux à la fois. Les images RAW sont toujours enregistrées au format [3:2] (5472k3648). Elles peuvent être traitées pour être sauvegardées au format JPEG. Le mode Rafale en Raw est très convaincant. On dispose aussi du mode HDR, permettant de combiner 3 photos avec différents niveaux d’exposition en une seule photo avec une gradation plus riche.

Autre point fort, le FZ2000 est capable – comme sur le GH4R – de filmer de manière illimitée en 4K (avec une carte U3), en 4096x2160 / 24ips, ou en UHD : 3840x2160 / (jusqu’à 30ips) ou en FullHD bien sûr. Cela permet de filmer du théâtre ou tout événement dont on veut rien rater (une course, un concert, un match). La durée d’enregistrement maxi disponible sans interruption s’affiche en bas à droite de l’écran de façon très lisible. La durée s’amenuise évidemment en 4K. Les fichiers se scindent non pas en fonction de leur durée mais de leur poids, c’est à dire tous les 4 Go. En principe, ils raccordent parfaitement.

Le FZ2000 présente aussi la particularité de ressortir en 4:2:2 8 bits par la sortie HDMI (ou 4:2:2 10 bits, sans enregistrer sur la carte), moyennant un enregistreur externe dans ce cas pour conserver le 4:2:2. Pour les pros, plusieurs fréquences sont même disponibles : 59.94Hz (23.98Hz) / 50.00Hz / 24.00Hz.

Un bridge reste un bridge, avec une optique non-interchangeable. Celle du FZ2000 est passée d’une amplitude 16x à 20x qui permet d’atteindre des valeurs équivalentes photo à plus de 500 mm en photo ou en FullHD, et plus de 700 mm en vidéo 4K en raison du grand-angle moins généreux. Certes il ne bat pas le Sony DSC-RX10 M3 et son zoom d’origine 25x (28-680 mm) mais la botte secrète du FZ2000 est ailleurs !

La botte secrète du FZ2000, c’est sa commande de zoom motorisé; ce qui fera sourire avec condescendance un photographe qui y accordera une importance mineure, s’avère extrêmement important pour tous ceux qui ont tâté de la vidéo ou a fortiori, qui sont amateurs vidéo et cherchent un boîtier à tout faire; car l’argument qui revient souvent dans les freins psychologiques est l’impossibilité de zoomer avec un appareil photo. Il faut dire que le zoom fait partie du langage « cinéma » même si les esthètes de l’image animée préconisent paradoxalement de zoomer le moins possible en cours de scène. Mais c’est un autre débat…

Le zoom du FZ2000 est donc motorisé, cela signifie une progression très en douceur si vous manoeuvrez le levier du zoom modérément, ce qui n’a rien à voir avec le mouvement assez brutal qu’on connaissait sur le FZ1000 (et sur la quasi totalité des appareils photo d’ailleurs). Si vous manoeuvrez le levier très rapidement, vous obtenez toutefois le même mouvement qu’avec le FZ1000. Bref vous avez cette fois le choix !

Ajoutez le bruit de cliquetis très prononcé qu’on observait sur le FZ1000 qui a totalement disparu. Comme quoi… A la place on observe un « ronronnement » assez discret, si on manie le zoom avec lenteur. Dans le cas contraire, son retrouve le bruit de casserole.

A sa vitesse la plus lente, sur 5 vitesses au total disponibles, le zoom progresse sur environ 30 secondes. Ce n’est pas un record en matière de lenteur mais c’est largement suffisant pour faire des zooms fluides, lents et discrets. Et rien n’oblige à zoomer sur 30 secondes bien sûr. La vitesse lente peut demander un peu de doigté, notamment au départ du zoom (il faut maintenir légèrement le levier et attendre un peu) mais le coup de main est assez rapide à prendre.

Par contre, petit piège, il faut laisser le levier de zoom dans sa position par défaut. En effet, une 2e option est proposée, celle de la « reprise de zoom ». Apparemment séduisante, cette option permet de reprendre la prise de vue à la focale où on l’a laissée, même après avoir éteint puis rallumé l’appareil.

A défaut, une autre option est de faire appel à ce que Panasonic appelle le zoom progressif W (Wide) ou T (Télé). En Wide, on dézoome. En Télé, on zoome. C’est un zoom à vitesse constante, mais paramétrable, qui s’obtient en pressant une touche Fn, après assignation de celle-ci.

On peut ainsi assigner par exemple Fn1 au Zoom progressif W et Fn2 au Zoom progressif T. Avec ce système, aucun doigté du levier du zoom n’est nécessaire. Et les touches tombent assez bien sous la main. Evidemment, rien ne se produit si vous activez Fn1 alors que vous êtes déjà en grand-angle, et vice versa.

Le zoom fonctionne aussi en mode « zoom optique étendu » (très mal expliqué, fonction photo seulement) ou en i.Zoom qui permet de passer de 20x à 40x mais au prix d’une perte de qualité (notre fichier vidéo en atteste) quoiqu’en dise le fabricant. Petite critique au passage, Panasonic complique la compréhension des zooms en proposant jusqu’à 5 sortes de zooms ! On y perd son latin… Pour faire simple, mon conseil est de rester en zoom optique standard, un zoom 20x, c’est déjà une amplitude énorme.

Au lieu du zoom motorisé, on peut aussi exploiter la bague de zoom qui permet de changer de focale, sans zoomer de façon progressive. Enfin, un zoom tactile (sur écran !) est aussi disponible avec 2 vitesses possibles…

Quel que soit le mode de zoom, la focale en cours – exprimée en mm – s’affiche en bas en plein centre de l’écran. Cet affichage est bien lisible et indique ainsi immédiatement à l’utilisateur la focale grand-angle. S’il voit 36 mm par exemple, cela lui rappellera qu’il est en 4K, et qu’en 4K, il ne peut descendre au-dessous de 36 mm.

Côté effets, on dispose enfin d’un mode particulier nommé Dolly zoom (ou Travelling compensé) qui correspond grosso modo à ce qu’Hitchcock faisait dans Vertigo !

L’Autofocus suit le mouvement du zoom avec brio, avec très peu de « panique ». C’est un bon point que promettait d’ailleurs la doc technique. Le FZ1000 pêchait considérablement de ce côté comme en atteste notre ancienne vidéo du prédécesseur. A présent c’est mieux ! On retrouve aussi la fonction Post-focus qui permet de réaliser la mise au point après coup en Photo 4K sur n’importe quelle photo. Signalons que le Lumix dispose de 49 points sur son Autofocus (contre 25 chez Sony).

La mise au point manuelle est aisé avec la bague, bien aidée par l’aide à la MAP qui se manifeste par un agrandissement momentané de l’image (tant qu’on tourne la bague) et par un surlignage coloré de la zone nette dans la couleur de son choix. C’est un dispositif pratique qui a déjà fait ses preuves.

L’ouverture de l’optique Leica (à pleine ouverture) plafonne à f/2,8, et celle au télé grimpe à F/4.5, avec un maximum de F/11, ce qui est globalement beaucoup. Pour mémoire, l’ouverture du FZ1000 était à f/4.0. Cas aggravant, on perd assez rapidement le f/2,8 dès les valeurs moyennes de focale. Pour rappel, le DSC-RX10 proposait une ouverture constante de F/2.8 il est vrai sur la base d’un 24-200 mm. Mais le FZ300 conservait l’ouverture de F/2.8 malgré son 25-600 mm. Le DSC-RX10 III limite les dégâts avec un f/2.4-F/4. En fait le problème que rencontre probablement le FZ2000, c’est le compromis poids / concept / prix. En effet un bridge ne peut pas être exagérément lourd, sinon il perd ses propriétés de bridge. Or des cailloux avec une meilleure ouverture, ça pèse lourd ! Et surtout, ça vaut cher.

Lorsqu’on allume le bridge, le zoom se positionne assez rapidement, mais le débattement est impressionnant (!) à la façon d’un canon de char qui va tirer… 🙂 Le bruit de ce déploiement mécanique est audible et inévitable, si vous êtes dans un édifice religieux, pensez-y au moment d’allumer le boîtier !

Le FZ2000 est dépourvu de bague d’ouverture à l’inverse du Sony DSC-RX10 M3 ou même du premier bridge, le DSC-RX10. En revanche, le FZ2000 a amélioré le dispositif du FZ1000 : la bague de mise au point n’est pas celle du zoom, il y a 2 bagues séparées, ce qui évite les erreurs récurrentes de position de sélecteur qu’on subissait sur le FZ1000. On pouvait aussi se tromper de curseur, croyant commuter la bague Focus / Zoom alors qu’on désactivait le stabilisateur, situé plus bas. Bref, c’était mal fichu. Ces deux bagues expliquent aussi l’embonpoint supérieur du FZ2000.

L’emplacement de ces curseurs a été remplacé par d’autres curseurs et boutons non indispensables mais intéressants. D’une part 3 raccourcis (Fn1, Fn2, Fn3) permettent d’accéder directement aux fonctions de son choix. D’autre part et surtout, on dispose d’un filtre ND à 5 positions (Off, Auto, 1/4, 1/16 et 1/64). Toutefois, ces filtres ne peuvent être utilisés en mode vidéo Créatif, mais « uniquement » dans les modes PSAM. Pour la vidéo, ils ne peuvent donc être combinés à des Profils. Dommage. On se méfiera aussi de la position Auto, placée par défaut, qui n’est pas forcément celle que vous souhaiterez. Ces filtres, intégrés de cette façon, sont à ma connaissance une première sur un appareil photo. Ils permettent efficacement de réduire la quantité de lumière qui pénètre dans l’objectif, en cas de surexposition de la scène et ils autorisent à jouer avec le flou d’arrière-plan, selon l’éclairage de la scène. Quand on connaît bien le rendu sur écran, c’est un paramètre vraiment efficace.

Le capteur MOS 1 pouce 20 Mp du FZ2000 (8,8 x 13,2 mm) correspond à une cible qu’on retrouve fréquemment à présent, que ce soit chez Panasonic (caméra HC-X1), Sony, Canon (XC10 / XC15) ou Olympus, aussi bien d’ailleurs en photo qu’en vidéo. Cette diagonale permet de délivrer des bokehs assez propres même s’ils sont moins frappants qu’avec un micro 4/3 (13x17,3 mm, diagonale 21,6) qui lui-même, est moins probant qu’un APS-C. Mais le filtre ND aide bien, permettant de réduire la profondeur de champ si les conditions de luminosité et / ou la focale le permettent. Le capteur CMOS produit très peu de rolling shutter même s’il n’est pas totalement absent.

La valeur grand-angle, qui détermine aussi en proportion la valeur au télé, est laborieuse à détailler (et à choisir par l’utilisateur) car elle n’est jamais la même selon le mode dans lequel on se situe ou les options qu’on choisit : elle est tout à fait généreuse (24-480 mm) en photo 3:2 ou en photo / vidéo 16:9 (25-500 mm, O.I.S Off). Elle est encore appréciable en 16:9 stabilisateur activé (prises de vues à niveau désactivée) puisqu’elle atteint 27-540 mm ou 30-600 mm (selon que la prise de vues à niveau est activée ou pas).

Malheureusement, il n’en est pas de même en vidéo UHD / 4K qui procure un modeste 36-720 mm en raison du crop de x1,5 environ. On est au-delà du semi grand-angle et ça se voit (exemple sur notre vidéo-test) !

Le FZ2000 compense par un stabilisateur apprécié, surtout au téléobjectif, débrayable dans le Menu. Si vous voulez y accéder directement, il suffit de créer un raccourci, je vous conseille en Fn3. Activé, le stabilisateur est redoutable au téléobjectif, mais l’image peut légèrement gondoler, à main levée, en raison des compensations et de son amplitude très forte. Avec un très bon trépied, je vous déconseille d’utiliser le stabilisateur, cela produit des micro-mouvements dans l’image, fort désagréables.

Attention, stabilisateur activé en FullHD, l’angle de champ se rétrécit de 2 mm (27 mm au lieu de 25 mm). Mais même à 27 mm, la sensation de grand-angle est préservée.

Le stabilisateur est nettement moins efficace en marchant que le système B.O.S.S. de Sony, et ce, même si on active les 5 axes du stabilisateur. Or le procédé n’est disponible qu’en FullHD. Par ailleurs, en 4K, l’absence de vrai grand-angle crée une sensation de bien moindre fluidité qu’en FullHD, stabilisateur activé.

En Photo, le stabilisateur sert aussi puisqu’il fait gagner plusieurs IL.

Conclusion : au téléobjectif, en 4K comme en FullHD, le stabilisateur est crédible. En marchant, beaucoup moins, surtout en 4K, mais même en FullHD.

Le rapport de focale x20 (26-520 mm en FullHD, sans stabilisateur) est impressionnant et implique une construction optique particulière pour que le bridge ne soit ni trop lourd ni totalement hors de prix..

La qualité d’image est plutôt bonne pour un bridge, bien aidé par le processeur Venus Engine. La dominante colorimétrique est discrète, et la tendance à la surexposition est contrôlable grâce à la panoplie de réglages, parmi lesquels l’iris ou les filtres ND. La déformation sur les bords est relativement faible mais les problèmes de perspective se posent évidemment aux longues focales. Au Télé, l’image est donc un peu aplatie.

On apprécie un défaut qui agitait le FZ1000 : à chaque changement de luminosité, par exemple lors d’un panoramique, le FZ1000 pouvait ajuster l’iris par à-coups, ce qui avait pour incidence que la correction se voyait, perturbant (un peu) la lecture de la scène. Quoi qu’il en soit, à présent, le FZ2000 règle l’iris en douceur (Smooth Iris Control).

Côté texture d’image, on retrouve entre autres les fameux styles photo Cine-Like D et Cine-Like V, du GH4 qui sont entièrement paramétrables sur 5 paramètres (Contraste, Netteté, Réduction du bruit, Saturation, Teinte). De quoi donner un vrai look à ses images, selon ses goûts.

Toutefois, le très grand nombre de paramétrages du FZ2000 rejoint celui du GH4 – réglages des ombres, Pedestal, + Profils d’images personnalisables + filtres ND – et demande à la fois énormément d’essais et une sacrés connaissance de leur incidence. Ils présentent aussi le risque pour l’utilisateur d’oublier un réglage qui s’appliquera à une situation mais pas forcément à une autre, ce qui aura une incidence sur le rendu de l’image. A la décharge de Panasonic, les fabricants en général ont souvent tendance à inonder leurs boîtiers hauts de gamme de paramètres qui en compliquent son usage.

Notez que Panasonic offre aussi une mise à jour logicielle malheureusement payante afin d’utiliser le logiciel V-Log L (DMW-SFU1GU) (qu’on retrouve sur le GH4R) au prix de 99$. Rappelons que le V-Log L est un profil « flat » hérité des caméras pros Varicam, qui octroie une dynamique supérieure et des possibilités supplémentaires en termes de colorisation, offrant des nuances artistiques, difficiles à obtenir autrement. C’est une variante du S-Log (de Sony) ou du Canon Log (de Canon).

L’Autofocus se défend plutôt très bien puisqu’il se maintient lors d’un zoom, ce qui n’était pas le cas du FZ1000 qui perdait momentanément le point. On retrouve tous les modes de mise au point du GH4 (AFS / AFF, AFC, MF) valables en photo comme en vidéo. Mais surtout, l’AF est réactif à souhait (0,09 seconde). Rien d’étonnant : c’est un héritage du GH4 et de son AF « prédictif » qui sait toujours dans quelle direction aller.

La sensibilité bénéficie du capteur relativement grand mais la concentration de pixels est assez grande. Indépendamment de ce couple bien connu. Panasonic semble avoir fait des choix : le fabricant ne pousse pas exagérément la sensibilité, maîtrisant ainsi le bruit. On peut même jouer avec le réglage « Réduction du bruit » propre aux profils d’image, un paramètre qui manque au Sony DSC-RX10 II, le rival le plus direct. Mais du coup, le FZ2000 est encore un peu à la peine à 1600 Iso, selon l’éclairage de la scène.

Notez qu’en vidéo comme en photo, on peut fixer une limite Iso (par exemple 1600 Iso) qui évite à l’appareil de monter trop rapidement dans les Iso, ce qu’il a tendance à faire au Télé puisque la pleine ouverture est atteinte très rapidement.

En manuel, les valeurs d’Iso commencent à 125 Iso. La limite étendue est à 12800 ou 25600 en Photo (H), 6400 en vidéo.

L’audio a été carrément bichonné. Oublié le bruit (assez insupportable car permanent) de « cliquetis » permanent du FZ1000. Même stabilisateur ou Autofocus débrayé, le bruit continuait ! Ici le FZ2000 ne fait pratiquement aucun bruit en plan fixe, un bruit quasiment imperceptible en zoom lent et un bruit acceptable, mais audible en zoom rapide que toutefois, même certaines caméras pros ne peuvent éviter. Si vous voulez vous en convaincre, il faut écouter nos extraits vidéos (à venir).

Toujours sur la bonne lancée : la prise casque, absente du FZ1000, a été enfin ajoutée (idem Sony RX10 Mark III), ce qui tend à attester l’erreur de jugement du prédécesseur. La prise Micro 3,5mm est toujours là et l’audio est réglable par paliers, avec vu-mètres de contrôle (désactivables), de la même façon que sur le GH4R. A noter l’existence d’un micro-zoom, et d’un filtre coupe-vent.

Lorsqu’un microphone externe est utilisé, on dispose même d’un réglage nommé  » [R. Bru. Mic. E] » qui réduit différents parasites pouvant être enregistrés avec le film, comme le son de fonctionnement de l’objectif. Cette fonction ne marche qu’avec un micro externe, quel qu’il soit et peut présenter l’inconvénient de modifier le son. Un peu gadget.

On retrouve l’horizontalité compensée, mal traduite par « Prise de vues à niveau » (Level shot). C’est une fonction symbolisée par un triangle surplombé d’une barre horizontale. La fonction est très intéressante mais peu visible et vraiment mal expliquée !

Ce sigle ne s’incline pas (comme sur certains camescopes de la marque, cela m’a fortement induit en erreur !) mais corrige automatiquement l’inclinaison horizontale si le bridge est incliné alors que la fonction de correction est activée. Pour se rendre compte de l’effet de la correction, il faut être en stabilisateur activé, sinon la correction est inopérante, même placée sur Oui. Dans ce cas, le logiciel recadre l’image de telle sorte qu’il puisse rétablir un plan droit. Il faut donc comparer avec et sans stabilisateur pour voir la différence. C’est spectaculaire mais évidemment, cela rogne un peu sur la qualité de l’image. Disons que ça vaut le coup si le bridge est sur pied, très légèrement incliné car la correction sera très légère. D’ailleurs, si le camescope est trop penché, la correction ne fonctionne pas du tout. De même, en 4K ou en C4K, la prise à niveau est inopérante.

Attention à ne pas confondre cette fonction avec l’indicateur de niveau électronique (Touche Disp) qui affiche, lui aussi, l’horizontalité du plan.

L’autonomie de la Batterie DMW-BLC12 (7,2V, 1200 mAh) est annoncée pour 50 à 55 min. réel, selon la résolution utilisée, elle est en baisse par rapport au FZ1000. Et selon l’utilisation du zoom (ou du froid), cela varie. Autant dire qu’une seconde batterie s’impose !

Le chargeur autonome, est fourni, une bonne habitude de Panasonic (le RX10 III s’en prive). Une grimace pour l’emplacement batterie qui se situe sous le boîtier, ce qui implique de ne pas être sur trépied. Mais le FZ1000 avait couplé la carte au même emplacement, c’était pire. Désormais la carte s’extraie par le côté (idem GH4).

Comme toujours aujourd’hui, l’appareil photo dispose de nombreuses fonctions Wi-Fi. Il sait se connecter à un smartphone ou une tablette pour gérer à distance les images (en FullHD) ou les transférer sur le mobile. La connexion se réalise sans grande difficulté, et l’application mobile Image App – dont nous avons souvent parlé sur magazinevideo – est remarquable. Elle reprend la quasi totalité des fonctionnalités du boîtier.

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Exemples photo avec le FZ2000

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Menus du FZ2000

Le FZ2000 enregistre en 50 Hz en Pal. Un réglage (bien caché) permet d’accéder au 24 Hz et du coup, au C4K (vrai 4K cinéma), toutefois réservé à des usages spécifiquement pros.

A certaines résolutions (toutes FullHD), en 25p, on peut augmenter la cadence de prises de vues jusqu’à 120 im/s pour un grand ralenti, ou descendre jusqu’à 1/2 pour un accéléré.

On peut convertir le 4K en 1080p, la laisser en Auto ou sur Non.

Le détecteur d’oeil peut être activé pour désactiver l’écran quand on approche l’oeil du viseur. Mais ce procédé peut s’avérer gênant à la longue.

L’écran bénéficie de 3 niveaux d’éclairage ou d’une position sur Auto qui convient à davantage de situations.

On retrouve sur le FZ2000 les fameux modes « PSAM » dans lesquels on peut filmer, en sus du mode de prises de vues dit « Créatif ».

Plusieurs filtres sont disponibles mais ils affectent uniquement la Photo.

12 raccourcis Fn sont disponibles en mode Enregistrement : 7 boutons sont disposés sur le corps de l’appareil et 5 sur écran.

En mode vidéo, le stabilisateur 3 axes est activable ou pas et en mode FullHD spécifiquement, un stabilisateur électronique peut entrer en action pour stabiliser l’image selon 5 axes.

Le mode iZoom multiplie par 2 la focale de base. Ainsi en 4K, l’amplitude x20 de 720 mm passe à 1440 mm en mode iZoom !

Le limiteur audio sert principalement à ne pas saturer votre enregistrement.

Désormais, les notices sont en ligne et le FZ2000 vous en indique l’adresse de téléchargement, même si une notice papier succincte est fournie.

En Lecture via la sortie HDMI, si on a tourné en 4K / C4K, on peut laisser l’automatisme agir, ou forcer le signal en 1080p, 1080i ou Auto.

La prise de vues à niveau, valable uniquement en FullHD, corrige automatiquement l’horizon lors d’une prise de vues sur pied pas tout à fait droite.

Le réglage Ombres et Lumières est fort pratique pour déboucher des ombres et il est suffisamment fin pour personnaliser la courbe entre les hautes lumières et les ombres.

Le réglage du Pedestal joue sur le niveau de luminance noir (sur 31 niveaux). Il sert normalement davantage à équilibrer plusieurs caméras lors d’un tournage multicaméras.

Le FZ2000 sait enregistrer en FullHD jusqu’à 200 Mbit/s ou en UHD / FHD. Pas de 720P.

Comme sur un camescope, le FZ2000 ait régler ses niveaux d’enregistrement audio du micro interne.

La sortie mini-HDMI peut délivrer un signal sous-échantillonné au choix en 4:2:2 8 bits ou 10 bits. Ce dernier est particulièrement adapté à l’enregistrement sur un système externe via la HDMI.

Les styles d’images Photo (« profils ») s’appliquent à la vidéo, et sont aussi variés que sur les GH4 / GH4R avec 5 paramètres réglables : Contraste, Netteté, Niveau de bruit, Saturation, Teinte.

Depuis la touche Disp (Display), on peut accéder – grâce à l’écran tactile – aux principaux réglages du FZ2000.

On peut spécifier une durée d’enregistrement à l’avance et enregistrer des films au hasard comme si on prenait des instantanés. Un peu gadget.

Les fonctions Wi-Fi du FZ2000 sont très complètes en liaison avec l’application Image App, valable pour tablette ou smartphone.

Le Zoom progressif, accessible depuis 2 touches du boîtier, peut être ajusté selon 3 vitesses (H, M ou L).

Le niveau de luminosité – autrement dit l’échelle des niveaux de gris – bénéficie de 3 plages possibles comme sur les GH4 / GH4R.

Le niveau sonore du casque n’est pas réglé à un niveau très fort par défaut. Ne pas hésiter à augmenter fortement le volume de celui-ci.

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Le FZ2000 est une nette amélioration du FZ1000 mais les progrès sont plus spectaculaires en vidéo qu’en photo. Parmi ceux-ci, le précieux zoom optique 20x qui progresse tout en douceur – une première sur un appareil photo – et qui est même disponible au ralenti,

 

Autre atout, les Profils d’images tes que le fameux Cine-Like, les filtres ND ou encore la levée de limitation des 30 minutes, extrêmement rare sur un boîtier « photo ». Le silence de l’appareil et la relative discrétion du bruit des commandes est un autre signe de la volonté de se rapprocher des qualités d’une caméra vidéo. On peut aussi en dire autant de la prise casque qui a été implémentée. En option payante, on trouve même le V-Log L (qu’on retrouve sur le GH4R).

On apprécie aussi grandement l’écran amovible qui est désormais tactile, ce qui permet de multiples accès directs et marque une différence à la fois avec le FZ1000 et le Sony RX10 III. Le viseur est par ailleurs excellent, et le capteur 1 pouce facilite un peu les bokehs, sans égaler le Full Frame bien sûr.

L’autofocus n’est pas en reste avec un bon comportement général et un maintien lors du zoom, un vrai péché mignon des appareils photo. Les décrochages existent mais sont peu nombreux et discrets.

La qualité d’image du FZ2000 st satisfaisante, même si les contrastes sont moins amurés que chez Sony avec une tendance à la surexposition fréquente (toutefois réglable).

Côté regrets, l’absence de tropicalisation est surprenante et dommageable (en théorie) pour l’humidité mais aussi la poussière, ou le sable. La stabilisation est remarquable en FullHD ou en mode Photo au maximum du zoom optique mais pas en marchant, surtout en 4K, configuration sans doute mal aidée par le faible grand-angle en 4K. Ce dernier – et c’est un autre regret – démarre en effet à 36 mm. Pour filmer au grand-angle (entre 26 et 30mm), il faut donc capturer en FullHD.

Le Sony DSC RX10 III est le bridge concurrent le plus direct. A 1600 euros, il est plus cher que le Lumix mais son zoom est plus généreux (25x) et il est tropicalisé. En revanche, le Sony pèche par l’absence de zooming progressif ou de Profils d’image, et la levée de limitation des 30 minutes n’est pas au programme.

Un bilan globalement satisfaisant pour le FZ2000 qui plaira aux vidéastes, ou aux photographes qui n’ont pas déjà un FZ1000, désireux de disposer d’un appareil vidéo vraiment complet. L’image en 4K est belle mais contraignant (stabilisation pas efficace en marchant, angle de champ réduit). Reste le mode Photo 4K.

Mais à 1350 euros, prix important pour un bridge, un essai de l’utilisateur s’impose pour être pleinement convaincu. C’est le type d’appareil où je vous invite à utiliser le droit de rétractation pour s’assurer que la prise en main, les fonctionnalités, et la qualité d’image, correspondent réellement à vos besoins.

Capteur 1 pouce
Zoom doux et progressif (x20)
Ecran orientable tactile.
Grand-angle 26 mm en FullHD
Maintiien du Focus durant le zoom
Appareil silencieux pour un bridge
Pas de limitation des 30 minutes.
Iris appuyé par un galvanomètre
Profils d’image (Cine-Like, etc.)
12 touches Fn
Correction du niveau
Stabilité en FullHD au télé
Prise Micro ET prise casque
Bon viseur électronique 0,39 » 2,36 M
Post-Focus
La carte s’extraie par le côté
Filtres ND intégrés (1/4, 1/16, 1/64)
AF rapide 0.09 sec
Dolly Zoom, Time Lapse
Le prix important pour un bridge
Pas de tropicalisation
Grand-angle insuffisant en 4K (36 mm)
Stabilité mauvaise en marchant
Autonomie batterie
Pas de NFC
Combinatoire de paramétrages difficile à maîtriser
Pas de bague d’ouverture
Encombrement assez important
Logiciel V-Log L4 en option
Filtres ND indisponibles en mode Créatif
Mode Photo 4K non disponible en vidéo.

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Vidéo-test

Vidéo-test du Lumix FZ2000 par Thierry P.