Beaucoup de chemin parcouru depuis le GH1, ce drôle de boîtier photo qui était aussi bien conçu, voire mieux, pour la vidéo que pour la photo ! Plus d’une décennie après, le GH6 est proposé pour 2200 euros dans un marché très différent en forte concurrence.

Capteur et stabilisation

Le GH6 se démarque des GH5 / GH5 Mark II par un nouveau capteur 4/3 de 25,2 Mpx (au lieu de 20 Mpx). Cette augmentation de pixels permet au GH6 d’enregistrer en 5.7K en 17:9.
 
Le capteur 4/3 est appuyé par un nouveau processeur Venus Engine qui se targue d’un flare réduit, ce vilain défaut optique en forme de halo.
 
On retrouve le crop factor du micro 4/3, à savoir une multiplication théorique x2 par rapport à une focale donnée. Mais selon le ratio d’image d’utilisé ou selon le mode de stabilisation, le X2 est parfois dépassé… 
 
Pour la photo, il existe un « convertisseur étendu » x1,4 ou x2. Pour la vidéo, le mode Pixel !/ Pixel permet de multiplier la focale par x1,4 dans une qualité remarquable.
 
Sans surprise, la Stabilisation « Dual », point fort de Panasonic, est plutôt efficace combinant la stabilisation du capteur et de l’optique. Panasonic assure qu’elle a été améliorée, grâce au traitement offert par un Gyroscope, du coup assurant déjà une stabilité certaine même avec les optiques ne disposant pas de stabilisation. Le Dual s’exprime par une petite main avec la mention « Dual 2 ». 
 
La stabilisation électronique s’ajoute à ce duo, formant la fameuse stabilisation dite « 5 axes ». 
 
La stabilisation permet-elle de se passer de Gimbal ? Non, tout de même pas… 
 
En photo, la stabilisation peut atteindre 7.5 stops de gain en Double Stabilisation Dual I.S.2. C’est mieux que sur le GH5 qui atteignait pourtant déjà 5 Stops ! 

Écran,viseur, batterie, CARTE

La série GH avait initié l’écran sur rotule. Désormais l’écran est orientable, inclinable et relevable vers vous (façon Sony). Autre satisfaction, l’écran s’ouvre plus facilement que sur un GH5 ou un GH4. Par contre, si la résolution augmente vs GH5 (de 1,63 K à 1,84 K), la taille de l’écran diminue de 3 » à 3,2″.

Le viseur, lui, argue de la même haute résolution que sur le GH5 : 3680K points et un grossissement de 0,76x. On peut bien entendu permuter de l’écran au viseur et vice versa, volontairement ou grâce à la détection de l’oeil. 

La batterie DMW-BLK22 de 2200 mAh, est identique à celle du DC-S5 et son autonomie est annoncée pour 40 à 50 minutes réelles avec l’optique de base 12-60mm. Aïe, c’est peu ! Il faudra acheter au moins une seconde batterie, sinon deux. Prix : 84 euros d’origine, ou 42 euros en générique.

Un moyen malin de réduire la facture est d’utiliser les « anciennes » batteries DMW-BLF19 de même format, mais vous devrez rester en C4K au maximum et ne pas dépasser le 60p, y compris au Ralenti. 

Panasonic fait l’impasse sur le grip batterie, il n’y a d’ailleurs pas de contact possible.

Un chargeur indépendant combiné à un adaptateur secteur, est fourni. Il est de petite taille, bien pour l’encombrement dans un sac ! Mais comme le bloc alimentation est surdimensionné avec une grosse prise et un long câble USB-C, ça ne sert pas à grand chose ! C’est vraiment pas malin…

Attention aussi, la durée de charge est de 230 minutes, c’est long, méfiez-vous. Pour un chargeur double, il faudra voir du côté des marques tiers…

Le GH6 enregistre désormais sur cartes SD UHS II V90 (jusqu’à 600Mbps) ou des CFExpress (type B). Cette dernière carte s’avère indispensable pour toutes les vidéos dépassant 800 Mbps en MOV, les vidéos Apple ProRes de résolution supérieure au 4K et également, pour le mode de compression ALL-I. Mais les CFExpress sont environ 4 à 5 fois plus chères que les SDXC : comptez entre 150 et 250 euros pour une carte CFExpress de 128 Go.

On remarque donc l’écart énorme de débit supporté par les cartes SDXC et CFExpress. Mais comme je le disais, les cartes CFExpress sont chères.

On peut comme souvent, enregistrer sur les 2 cartes simultanément ou en mode Relais. On peut aussi attribuer une carte aux images JPEG ou RAW et une autre aux destinations vidéo : c’est très pratique pur bien séparer son travail photographique et vidéo, souvent horriblement mélangé sur une même carte. 

enregistrement vidéo

Les normes d’enregistrement du GH6 sont fort nombreuses : près de 60 normes (!) disponibles. Pas de 8K, mais on est en 4:2:2 10bits si on se contente du C4K 60p ou de l’UHD. Le 10 bits est présent partout sur le GH6. Il n’y pas de 8 bits et c’est une bonne chose.

L’accroissement du nombre de pixels et la puissance du nouveau processeur, permettent au GH6 d’enregistrer en interne à des valeurs supérieures au GH5, jusqu’au 5.8K/60p 10bit. Et ce, en illimité à toutes les résolutions / fréquences !

Le GH6 propose un intéressant enregistrement « Full » ou « Pixel Pixel ». Le premier cas utilise la totalité du capteur. Dans le second cas, le capteur enregistre une plage qui correspond exactement à la plage de la résolution sélectionnée dans [Qualité enr.]. Autrement dit, si vous sélectionnez C4K, le mode Pixel / Pixel enregistrera la même plage correspondante en C4K (soit 12.27mm x 6.48mm). Cela permet au passage d’allonger « artificiellement » la focale dans une qualité très bonne.

Le boîtier revendique par ailleurs un mode Anamorphique qui bénéficie, pour le visualiser, de ratios de « desqueeze » 1,3x, 1,33x, 1,5x, 1,8x, et 2,0x. Ce mode s’opère en 5.8K ou 4.4K en interne. Il enregistre en Long-GOP en H.265 4:2:0 10bit. Enfin, les adeptes du Timelapse ne sont pas oubliés, avec des possibilités d’intervallomètre en 4K 60p. 

Signalons que certaines fonctions ne sont pas encore implémentées car elles feront l’objet d’une mise à jour du firmware du GH6 comme l’enregistrement d’un signal en direct USB-SSD ou encore d’enregistrer en ProRes 422 HQ en 4K et FHD (en plus du 5.7K donc). On pourra aussi utiliser la sortie vidéo 4K 120p via HDMI en Live View.

Enfin, le codec ProRes 422 (en version standard et HQ) entre dans l’arène. Le ProRes est un format d’origine Apple (FCP / FCPX) très prisé des pros car très peu compressé avec une très bonne qualité. Il est disponible en 24p, 25p et 30p (pas en 50/60p) uniquement en 5.7K pour le moment.

Qui dit format peu compressé, dit des débits qui s’envolent (1 Gbps en 24p en ProRes 422 jusqu’à 1.6 Gbps en ProRes HQ en 30p). Il faut donc un espace de stockage conséquent pour gérer les Go ! 

Côté Slow Motion, on peut obtenir un Ralenti de très bonne qualité (VFR = « Cadence variable ») produit par le boîtier lui-même dans toutes les résolutions (5.7K, 4.4K, C4K, 4K, FHD) à différentes fréquences. Mieux : en C4K/4K, on peut produire un Ralenti Long-GOP en 4:2:2 10-bits. En FHD, on peut aller jusqu’à une vitesse maximum de 300fps en FHD 10 bit (en LongGOP) ou 240fps (en All-Intra). Les ralentis sont de toute beauté également (voir nos fichiers natifs).

L’autre type de Ralenti est le HFR disponible à 120fps (en 24.00Hz) ou 100fps (en 50.00Hz), dans ce cas le boîtier ne produit pas de Ralenti, c’est sur la time-line au montage que l’on restituera le Ralenti par une procédure de rétablissement de sa vitesse sur la time-line. S’il est de 100, le ralenti sera X4 (25% de sa vitesse)

On ne s’étonnera pas que face à de telles performances générant un accroissement de la température interne, Panasonic ait doté son GH6 d’un système de ventilation puissant. C’est une bonne chose.

Toutes ces hautes résolutions / fréquences ont une incidence forte sur les débits de compression. À moins de choisir le MP4 – également disponible – qui permet des descendre à 28 Mbps, voire à 20 Mbps. En UHD, le 100 Mbps est le minimum syndical; en C4K, c’est le 150 Mbps et on atteint vite les 400 Mbps, 600 Mbps et même 800 Mbps avec certains « couples » résolutions / fréquences évoluées. Le 5.7K, le plus exigeant, comprend des débits entre 1 et 1,6 Gbps.

Ergonomie, Autofocus, Sensibilité

Le boîtier est un peu plus volumineux que le GH5 (138.4 x 100.3 x 99.6mm pour le GH6 contre 138,5 x 98,1 x 87,4 mm pour le GH5) et un peu plus lourd aussi puisqu’il pèse 823 grammes sans optique (contre 725 grammes pour le GH5) avec batterie et 2 cartes. 

L’embonpoint est un choix qui interroge, car depuis le GH4, le poids des GH augmente régulièrement de modèle en modèle, minimisant l’un des avantages du format M43. 

Le raccourci (touche Q) est probablement une touche que vous utiliserez abondamment car elle permet d’accéder directement, sans passer par le Menu, à des fonctions essentielles telles que le changement de Profil, de résolution / fréquence, de mode prioritaire (PSAM), de balance des blancs, etc. puis de modifier la sélection en cours grâce aux molettes avant ou arrière (un régal de souplesse). 

L’ergonomie, c’est aussi la disposition des boutons, la prise en mains. Tout tombe sous la main. Nouveautés, on dispose désormais à l’avant d’un deuxième bouton rouge d’enregistrement pour les prises de vue en contre-plongée, s’ajoutant au bouton d’enregistrement rouge du dessus. On totalise donc 3 boutons d’enregistrement vidéo, l’obturateur photo pouvant servir de déclencheur vidéo. 

À observer aussi un ingénieux bouton Lock à gauche du viseur vous empêchant d’enclencher une touche par erreur en cours d’enregistrement. 

On dispose aussi de 2 Tally, à l’avant et à l’arrière, désormais bien visibles. 

Côté prise en main, il n’y a pas de délai (latence) spécialement préoccupant entre le déclenchement et l’enregistrement proprement dit : un délai de 0,5″ semble la norme. Par contre chaque déclencheur est sensible.

Autre chose qu’on aime bien : pouvoir affecter le bouton caché Fn (c’est le bouton audio » i ») à tout autre chose.

Les performances de l’Autofocus sont augmentées. Panasonic cherche constamment à compenser le retard technologique de son AF à détection de contraste, car de tous les fabricants, l’inventeur des Lumix est dans le peloton de queue, refusant, pour des raisons technologiques sans doute, la détection de phase. Or la détection de contraste, seule, a des limites connues. Mais Panasonic persiste et signe.

Le suivi sur un visage est particulièrement éloquent et c’est paradoxalement sur les sujets qui paraissent sans souci où un visage ou un sujet bougent peu par exemple, que l’Autofocus peut avoir tendance à décrocher un peu.

On dispose à présent d’un nombre de collimateurs qui s’étend à 315 et une meilleure détection des visages ou des yeux compte tenu d’une distinction Humains, Humains+animaux ou encore Visages / Yeux. Une certitude : le suivi est éloquent lorsqu’une personne se rapproche ou s’éloigne de l’objectif, ce qui n’est déjà pas si mal.

Retenez qu’avec l’obturateur mécanique, le GH6 est capable d’atteindre 14fps en AFS et 8fps en AFC. Quant au mode Rafale, il reste modeste à 7 im/s avec l’obturateur mécanique.

Mon réglage préféré est qu’on a maintenant la faculté de conserver la loupe de mise au point manuelle en cours d’enregistrement. Elle permet de vérifier la mise au point manuelle sans interrompre l’enregistrement. Comme on le voit, c’est capital. 

À capteur égal, le format micro 4/3 a des limites connues. Et le capteur champion de la sensibilité reste celui du GH5s à seulement 10 Mpx (il est fait pour cela !). La sensibilité s’étend de Auto / 50 / 100-25600 Iso en photo comme sur le GH5 et de 125 / 250-12800 en vidéo. Mais on évitera de dépasser les 1600 Iso en vidéo, ou les 3200 Iso en Photo RAW pour ne pas rencontrer trop de bruit dans l’image.

Le GH6 reprend les bonnes choses de ses prédécesseurs, à savoir notamment le choix de la limite inférieure en Iso Auto et celui de la limite supérieure de bruit à ne pas dépasser.

Mais le GH6 innove par ailleurs. Il n’existe pas de Dual Iso natif (2 paliers Iso) sur ce boîtier comme sur le GH5S ou le S1H, mais on a affaire à ce que Panasonic appelle une « plage dynamique boostée ». Désactivée par défaut, cette nouvelle option combine deux images, l’une hautement saturée est lue en Low ISO, tandis que l’autre, à faible bruit est lue en High ISO, ce qui permet d’obtenir une combinaison avec peu de bruit et une haute saturation avec des gradations de couleurs très riches. C’est cette fonction qui octroie une dynamique de 13 diaphs supérieure aux 12 daphs de la dynamique « normale » en Vlog ou HLG.

Micro, Profils, Autres

Les fonctions audio sont celles d’un boîtier haut de gamme : réglage manuel des canaux, limiteur audio, atténaation du bruit du vent à 2 positions (+Off). Mais aussi la faculté en option de connecter sur la griffe un petit boîtier adaptateur XLR DMW-XLR1 (environ 340 euros chez Digit-Photo), ce que l’OM-1 (ex-Olympus) ne sait pas faire par exemple.

 

Autre fait nouveau marquant, l’adoption de 4 canaux PCM en 48kHz (en interne ou externe) ou 96kHz 24bit en externe en 16 ou 24 bits. Pour en bénéficier, il faut justement utiliser l’adaptateur XLR DMW-XLR1 ci-dessus ou la mini-jack. L’enregistrement sur 2 canaux 48kHz 24bit est également possible avec le micro interne. Pour le micro externe, un connecteur mini-jack 3.5mm est implémenté. Pas mal aussi : l’écoute au casque distingue même, durant l’enregistrement, les 4 canaux audio au choix s’ils ont été enregistrés bien entendu.

Une telle configuration audio à 4 canaux peut être sacrement utile pour des prises de vues avec 4 sources, selon les usages suivants :

-en situation d’interview : 2 micro-cravates en Ch1 et Ch2 via les 2 XLR, et 2 micros d’ambiance via micro interne + mini-jack en Ch3 et Ch4.

-en situation de journaliste qui s’exprime face caméra : un micro main en Ch1, un micro canon sur caméra en Ch2 et 2 micros d’ambiance via micro interne + mini-jack en Ch3 et Ch4.

Le GH6 est le seul boîtier photo-vidéo (hors caméras pros) à proposer une telle configuration à ma connaissance.

On retrouve aussi les nombreux Profils d’images (13 au total !) qui ont fait le succès des GH, tels que les Cine-Like V2 et D2, Flat, HLG, LClassicNeo (nouveauté depuis le GH5 Mark II)… La petite nouveauté, un profil personnalisable, ce qui n’existait pas sur les précédents boîtiers il me semble. Ou alors ça m’a échappé.

Le Profil V-Log est également inclus d’origine, ce qui représente une économie de 100€ par rapport aux pratiques du passé de faire payer cet additif.  Comme on l’a vu plus haut, en activant l’option « Plage Dynamique Boostée », le GH6 peut même arguer d’une plage dynamique de 13+ stops.

Mieux : le rendu V-Gamut est intégré pour la première fois dans la gamme GH. Initié sur le S1H, il est important pour la colorimétrie car il est plus large que la norme BT.2020.

Le GH6 incorpore aussi le LUT V709, hérité des caméras de cinéma VariCam de la marque. L’aperçu est possible sur écran. On peut aussi importer de nombreuses LUT. Le visibilité des LUT en Aperçu sur l’écran est intégrée.

Le GH6 est « tropicalisé ». La « tropicalisation » signifie que l’alliage en magnésium et l’électronique interne résistent aux éclaboussures d’eau et à la poussière, à des températures froides jusqu’à -10°C à 40°C et à un taux d’humidité de 10% à 80%. Faut pas abuser des intempéries ni mettre votre boîtier sous la douche, cela va de soi.

Pour refroidir l’enregistrement, un dispositif de dissipation de la chaleur a été intégré, à la fois sur le côté gauche et derrière l’écran. Il s’agit d’un mécanisme de ventilation à refroidissement forcé, sans génération de bruit à l’enregistrement. Toutefois, la température est réglable dans le Menu selon deux niveaux High ou Standard.

Côté assistance vidéo, on trouve les Waveform, Zebra, Spotmètre, mais aussi un cadre rouge indiquant l’enregistrement (en rouge), et le marqueur de zone de sécurité (nouveau) ou encore le mode Transition Focus (position de mise au point à une autre).

La connectique est solidement protégée. On y découvre un vrai port HDMI (type A) 2.1 (avec bloqueur de câble détachable), ce qui octroie une bande passante supérieure. Lors d’une future mise à jour, on devrait d’ailleurs pouvoir utiliser cette HDMI pour sortir un signal RAW Cinema 4K 120p vers un enregistreur ATOMOS Ninja V+.

Cette même sortie HDMI permettra de délivrer un signal vidéo 4K 120p en Live View.

On trouve aussi un port USB-C 3.2 Gen 2 pour décharger les images sur ordinateur, relier un SSD tel que l’Atomos Ninja (mise à jour future), ou même alimenter le boîtier tout en le rechargeant.

Prise casque et micro 3,5 mm complètent la connectique. Du côté opposé, on trouve aussi une prise Remote pour utiliser par exemple un trépied à poignée tel que le Panasonic DMW-SHGR1 en option.

Avec le câble USB-C fourni, on se connecte sans difficulté à un ordinateur pour décharger ses images. On sélectionne dans ce cas « PC (Storage) » et la connexion s’établit en quelques secondes. 

On apprécie grandement de pouvoir lire les données d’enregistrement des images vidéo directement sur le boîtier photo-vidéo : à travers 5 pages de données, on est ainsi renseigné non seulement sur les données classiques de type Exif (Iso, ouverture, vitesse…) mais aussi sur le Profil utilisé, la norme d’enregistrement, la fréquence, la longueur focale utilisée, et même des paramètres plus fins.

 

Le GH6 est compatible Wi-Fi 5-GHz et 2.4-GHz, et Bluetooth 5.0.

Le boîtier peut être associé à l’application LUMIX Sync, compatible iOS/Android, qui permet de contrôler à distance l’appareil et au logiciel LUMIX Tether qui permet de contrôler le GH6 sur PC via USB. La fonction Webcam est disponible quoique pas nouvelle sur ce boîtier.

Nouveau capteur / processeur
5.7K/60p 10bit 420
4K DCI (et UHD) en 60 fps
Enregistrement illimité partout
ProRes 422 HQ / 422 en 5.7K
HFR / VFR jusqu’au FHD 240p 4:2:2 10 bits
Stabilisation boîtier 5 axes + optique
mode Anamorphique 5.8K en intern
V-Log inclus (économie de 100€) + gain de 13 STOPS
Audio 4 canaux
Mode photo Haute Résolution
Nombreux modes personnalisables
« Tropicalisation »
Loupe de mise au point fonctionne à l’enregistrement
Qualité du ralenti en C4K / UHD / FHD
Ventilateur très silencieux
Rolling shutter et Flare / moiré réduits
Autofocus amélioré
Écran sur rotule plus préhensible
Grossissement possible 6x pendant l’enregistrement
USB-C permettant la charge
Menus retravaillés
Waveform, Histogramme, vectorscope
Boîtier XLR raccordable
Anciennes batteries compatibles en partie
Autonomie batterie bien faible
Crop supplémentaire un peu gênant selon ratio vidéo
Pas de grip batterie

Mode Rafale modeste
Léger embonpoint vs GH5
Cartes CFExpress chères
Écran plus petit que GH5
Pas d’accès direct au Ralenti comme chez Sony
Pas de ProRes LT
Autofocus toujours perfectible

Le micro 4/3 est toujours bien vivace, malgré la forte émergence des boîtiers Full Size. L’arrivée du GH6, et de façon quasi simultanée, le lancement d’un modèle micro-quatre-tiers OM-1 chez Olympus, en sont un signe tangible.

Malgré un poids et des dimensions plus élevés par rapport au GH5, le GH6 est un subtile dosage entre des facultés à la hausse (nouveau couple capteur / processeur, intégration du ProRes, 10 bits partout, enregistrement illimité partout, audio 4 canaux…), un renforcement des points forts (stabilisation, écran mieux articulé…) et un potentiel vidéo impressionnant qui reste dans la lignée des précédents GH. Le prix de 2200 euros est raisonnable, sachant qu’au final, la facture finale est moins salée quand on investit en Micro 4/3 compte tenu du prix des optiques, moins chères qu’en Full Frame. On apprécie les améliorations du GH6 en termes de débit, de choix de codecs, et les ralentis sont impressionnants de qualité ! Parfait pour la vidéo animalière ! On adore aussi la loupe qui s’affiche même pendant l’enregistrement vidéo. Le mode Pixel / Pixel permet par ailleurs de remplacer efficacement le téléconvertisseur des GH4 / GH5.

Bien sûr, l’autonomie batterie est bien faible et on observe un crop supplémentaire un peu gênant selon le ratio vidéo utilisé. Le Mode Rafale est modeste. Autre reproche, les cartes CFExpress sont très chères pour les forts débits, et le logement remplace le SD, Enfin l’Autofocus s’améliore indiscutablement mais est toujours perfectible.

Côté petits détails agaçants, pas d’accès direct au Ralenti comme chez Sony et pas de ProRes LT. Pas non plus de grip.

Néanmoins, un boîtier très prometteur qui a franchi avec succès la phase des tests pratiques. Toutefois la concurrence est plus rude sur ce créneau qu’il y a cinq ans lors de la sortie du GH5. Reste le GH5 Mark II pour ceux qui veulent faire des bonnes affaires !

TÉLÉCHARGER LES FICHIERS NATIFS DU LUMIX DC-GH6

Le téléchargement des fichiers vidéo bruts est une exclusivité du site voyage-images.com en partenariat avec le site magazinevideo.com. Les fichiers sont stockés sur un serveur OVH qui comprend plus d’un To de données (au total). Un espace de stockage important est donc requis, c’est pourquoi le service est accessible aux abonnés Premium. Pour vous abonner à ce service (qui vous donne droit à tous les fichiers des deux sites et d’autres avantages), il vous suffit de créer un compte puis de vous abonner pour 29€.

ACHETER Le LUMIX GH6 + 12-60mm 3.5-5.6 CHEZ DIGIT-PHOTO

Le site DIGIT-PHOTO est un spécialiste du secteur photo-vidéo. C’est une enseigne sérieuse que nous vous recommandons. Le site est basé à Metz, il applique le droit français (TVA). Les tarifs sont alignés sur ceux des autres sites avec la TVA, ce qui vous évite tout problème ultérieur avec les douanes. Les frais de port sont gratuits dès 40 € d’achat, avec une expédition en 24H. Retourner le matériel est possible et facile.

Dans votre panier, si vous avez apprécié cet article, entrez le code Créateur MAGVIDEO. Vous paierez le même prix et cela financera des articles gratuits comme celui-ci.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.