Annoncé le printemps dernier, le Sony XPeria XZ2 fonctionne sous Android, avec 64 Go d’espace interne plus une extension pour carte mémoire. C’est un modèle haut de gamme de 700 euros. Alors est-il une bonne alternative à l’IPhone ou à certains Samsung pour prendre des photos ou des vidéos de voyage ? Pour le savoir, je l’ai examiné de près.

Le Test du Sony XPeria XZ2

Ses capacités photo et vidéo ont attiré mon attention. Ce modèle est décliné sous forme compacte (« XZ2 compact ») un peu plus léger mais moins cher de 200 euros, et même par un modèle Premium. Un XPeria XZ3 est aussi pressenti pour l’IFA de Berlin à la rentrée 2018. Bref, toute une gamme ! Sony est le seul à proposer des versions de taille différente.

L’XPeria adopte un design surprenant : les bords sont arrondis, le dessous est bombé pour épouser la forme de la main. Le revêtement tactile de la dalle 18:9 (1080 x 2160) de 5,7 » est un verre Corning Gorilla Glass 5 résistant. La forme relativement glissante de l’Xperia nécessite de préférence une coque de protection.

L’arrière accueille également l’objectif photo-vidéo principal.

Bin adapté au voyage, le XPeria résiste à la poussière et à l’eau (norme IP65 / IP68), donc à une grosse averse en théorie. Rappelons que la norme IP68 signifie une étanchéité à 1 mètre pendant 30 minutes.

Le XPeria peut saisir des photos ou des vidéos avec le mode Auto Automatique supérieur. Le large écran 18:9 (1080 x 2160) tactile de 5,7 » est un régal : sa luminosité est de 652 cd/m² et le taux de contraste est de 1 482:1. La diagonale 5,7 » est confortable même si la propension aux grands écrans  (5,5, 5,7, voire 6 ») est une tendance générale. Toutefois il ne s’agit pas d’un écran OLED contrairement à la plupart des modèles hauts de gamme du marché.

La prise en main est rapide,  le passage d’un mode à l’autre (Photo vers Vidéo puis Manuel ou Effets créatifs) est instantané en balayant l’écran de haut en bas.  Il est possible d’accéder directement à la fonction Photo (ou Vidéo) via une simple pression du bouton physique situé en bas à droite du smartphone. C’est un réglage du Menu (Lancer avec touche App photo) qui autorise ce raccourci, désactivable s’il vous importune. Puis une seconde pression déclenche la photo ou l’enregistrement vidéo. Une dernière pression pour arrêter (dans le cas d’une vidéo). C’est bien pratique, bravo ! Par contre, le bouton Power est mal placé, beaucoup trop central : l’écran passe au noir si on appuie par mégarde.

Le poids est à considérer en perspective de l’écran. Le XPeria est même plus lourd que l’iPhone 6s Plus (198 contre 192 grammes). L’épaisseur de XPeria est de 11 mm. C’est plus que la majorité des smartphones.

Côté photos, le rendu de la caméra principale est bon, Sony accentue (donne du détail), presque trop. L’optique de l’objectif G-Lens ouvre à f/2.0, une bonne ouverture, mais sans bokeh (sauf en macro). On apprécie le généreux 25mm (en photo du moins) pour l’appareil photo arrière, et 23 mm et F2.2 pour l’appareil photo avant.

La caméra frontale pour selfie concède un petit 5 Mp et une résolution FullHD maxi. A noter le seul capteur et le processeur Qualcomm Snapdragon 845 sous Android 8.0.0 Oreo. Un flash est activable depuis l’écran. Un retardateur et même un mode Rafale, sont disponibles.

Le XPeria compresse en Jpg sans RAW, un point faible par rapport à un compact expert ou un reflex bien sûr. Pour le 16:9 et le 4;3, deux choix s’offrent en 12 ou 19 Mp et 12 et 17 Mp. Notez qu’une photo 16:9 totalise 8,3 Mo en 17Mp, et seulement 6,2 Mo en 12 Mp, soit une différence de 2,1 Mo par photo.

Côté son, la qualité est excellente, avec des hauts-parleurs (en façade) stéréo plutôt très bons, si ce n’est une tendance à valoriser les aigus. Pas de port mini-jack 3,5mm, nécessitant  l’écoute au casque sans-fil ou en utilisant l’adaptateur USB-C fourni.

Comme on le voit en comparant les deux vues ci-dessus, l’angle de champ est bien moins large en vidéo (4K comme FullHD) qu’en photo.

Plusieurs effets sont disponibles en Photo. Si on connaît bien le mode Panoramiques qui offre des vues larges d’un environnement choisi. On connaît moins l’effet Bokeh.

L’effet donne de la profondeur de champ à une image. L’effet Bokeh génère un flou de type bokeh (d’où le nom), c’est à dire que l’avant-plan est net tandis que l’arrière-plan reste flou par la prise successive de deux photos. Il est conseillé de pas bouger mais même sans être sur pied, la photo s’effectue corrctement. Par contre, il est nécessaire que le sujet en avant-plan soit corrctement identifié pour que le flou se crée. Sony conseille que l’avant-plan soit situé entre 15 et 45 cm et l’objet en arrière-plan à 5 mètres. Une fois le flou créé, vous visualisez une Preview et vous pouvez régler l’intensité du flou selon 3 axes. Pas mal mais gadget.

On dispose également d’une Capture intuitive, c’est à dire pouvant repréciser les mouvements ou le sourire. On dispose aussi d’une application de réalité augmentée qui vous permet de faire entrer vos photos ou vidéos dans des univers fantastiques. 

Plusieurs paramètres sont réglables en manuel (mode M,) comme vous le voyez ici. C’est le cas des Iso, diaphs (EV), obturateur de vitesses, mise au point Auto ou manuelle, ou encore balance des blancs. Cette dernière est réglable sur des positions préréglées à moins qu’on préfère la laisser en Auto. Par contre, pas de valeur des blancs (en Kelvin) qu’on puisse régler.

Un bon point : la touche « Panique » Réinitialiser qui remet les paramètres à zéro.

Le Sony XPeria affiche un zoom x8 numérique, en pinçant l’écran ou via la touche Volume paramétrable (zoom / son / obturateur. Au-delà de 3x, l’image est trop malmenée. Je vous invit plutôt à filmer en 4K, puis à zoomer dans l’image.

La communication de Sony est très axée sur l’image animée. Alors voici ce qu’on peut dire côté vidéo : le Xperia XZ2 offre un potentiel plus important qu’on n’aurait pu le penser sur un smartphone.

Côté enregistrement vidéo, le smartphone XPeria XZ2 offre le 4K (UHD en 3840 X 2160), sur sa caméra principale et FullHD en 30p et 60p. On obtient moins de saccades en 60p. Il n’existe pas de 25p / 50p/ 100p ni de 24p sur ces smartphones.

Notez que vous pouvez aussi capturer une photo pendant la vidéo.

Fait rare, le Sony peut enregistrer en H.264 ou surtout, en H.265 (en 4K / et FullHD 60p), qui offre une compression plus forte. Inconvénient du H265 : tous les systèmes ne relisent pas cette norme.

En « 4K », l’image est supérieure à celle en FullHD. En intérieur, la sensibilité est moindre (il y a du bruit) du fait de la petite cible 1/2,3 ». Mais l’image tient la route jusqu’à 1600 Iso au moins. On peut aussi activer une lampe d’appoint pendant l’enregistrement vidéo. Un pis aller.

Point faible bien souvent des smartphones, le Sony s’équipe d’un stabilisateur 5 axes. Il est vrai que Sony a une grosse expérience en ce domaine avec son système BOSS qu’on connaît sur ses caméras. Ici pas de BOSS mais un stabilisateur qui fait ce qu’il peut en marchant, attendu que c’est surtout manière de prendre en mains un iPhone qui fait qu’on tremble ou pas. Le stabilisateur a deux niveaux de puissance en vidéo, le niveau maximum « Actif intelligent » est réservé au 30p.

Parmi les options possibles, on peut jongler entre la correction de la distorsion et ce que Sony appelle un peu trompeusement « Qualité image ». En réalité, les deux modes procurent une bonne qualité image. La différence avec et sans distorsion est difficile à voir en vidéo, elle semble surtout jouer en photo.

Le smartphone peut aussi enregistrer dans différents modes Ralenti en 720p ou à une cadence de 960p en 1080p. Masi Sony a survendu son Ralenti. Le 960p est très limité du fait du fort grossissement des pixels et du rétrécissement de l’angle de champ. De plus, on ne peut pas choisir une longue plage de Ralenti.

Le Xperia XZ2 peut aussi effectuer des ralentis à une fréquence de 120 ips en 720p. C’est une fréquence qui autorise des ralentis plus avantageux avec un angle de champ normal et une qualité donc meilleure.

Le HDR, présent sur ce smartphone, consiste à contrer les situations de fort contraste ou d’éclaircir des zones d’ombres.

Mais le HDR, s’il gère correctement les contrastes, provoque des variations de luminosité en cours d’enregistrement, si du moins le smartphone bouge; seules les vues parfaitement fixes en vidéo bénéficient donc d’un HDR acceptable.

Bon point, le XPeria stocke sur carte micro-SDHC / microSDXC en plus de la mémoire de 64 Go. La carte s’insère au sommet de l’appareil, sans trombone et sans forcer. Mieux : si vous saturez la mémoire interne, il sufsit de transférer vers la carte depuis le Menu stockage.

La batterie 3180 mAh, point faible des appareils photo, bénéficie ici d’une autonomie proche d’une journée. C’est un point fort connu des smartphones Sony qui se confirme ici.

Pour accroître ce temps, il est possible de passer en mode Stamina, qui se déclenche à partir de 15% d’autonomie restante, et qui diminue dans ce cas les performances de rendu, les animations et la luminosité de l’écran, l’amélioration des images.

On peut même passer en mode Ultra Stamina qui réduit la connexion au réseau au plus strict minimum; Ce peut être un bon moyen d’accroître le potentiel énergétique déjà satisfaisant de son smartphone.

Enfin, sachez que le chargeur USB est muni d’un bloc adaptateur qui est fourni et permet donc de recharger sur courant. A défaut sur toute recharge USB type-C pratiques dans les aéroports ou certains avions). La recharge nécessite environ 4 heures.

PHOTOS PRISES AVEC LE SONY XPERIA XZ2

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Le XPeria offre un grand nombre de possibilités photo et vidéo attractives et un confort de visionnage, tout comme l’extension de carte SD. On apprécie aussi son insensibilité à la pluie.

On apprécie la qualité du 30p en UHD et le zoom x8. Côté photo, la qualité n’est pas exceptionnelle (sans Raw) mais le bokeh est assez convaincant et les réglages manuels cont précieux pour élargir le champ des automatismes.

Du côté des regrets, le grand-angulaire fait défaut en vidéo (le 25mm étant réservé à la photo). Certains boutons sont par ailleurs mal placés, comme celui de l’allumage. Enfin, les modes ralentis en 960p sont affligeants, seul le 120p est à peu près correct.

Le XZ2 reste probablement le meilleur smartphone de Sony. En voyage, hormis son poids de 200 grammes, c’est un auxiliaire de choix.

L’écran 5,7 » de bonne qualité

Equivalent 25mm en photo.

Ergonomie générale

L’effet bokeh

H264, H265, FullHD 60p

Norme IP68

Qualité d’image en 4K

Extension de stockage

Qualité audio en restitution

Le prix, relativement onéreux

Pas de prise casque

Grand-angulaire manquant en vidéo

La qualité inexploitable du slow motion à 960p

Qualité vidéo pas convaincante en FullHD

Bouton d’allumage mal placé

Zoom peu exploitable au-delà d’un certain seuil

Pas de format photo 3:2

Vidéo-démo du Sony XPeria XZ2

Vidéo-démo du smartphone Sony XPeria XZ2

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