Le DSC-HX99 est un compact « expert » de 242 grammes (complet), même si son objectif n’est pas interchangeable. Ce modèle Sony, proposé à 520€, se décline aussi avec la référence DSC-HX95 qui est strictement identique à l’exception de l’écran qui n’est pas tactile. Son tarif est très légèrement inférieur à 500 euros tout rond, prix catalogue. 

Malgré la compacité du boîtier, le HX99 bénéficie d’un zoom x30 tout en logeant un capteur de 18.2 Mp. Le capteur reste petit (1/2,3″) avec une forte concentration de pixels, ce qui peut jouer sur la sensibilité.

Ce test est autant axé photo que vidéo car je rencontre beaucoup d’utilisateurs (je m’inclus dedans) qui pratiquent les deux arts. En photo, on peut choisir un des ratios d’aspect proposés : en 3:2, 4:3, 16:9 et 1:1. De quoi faire son marché en fonction de ses préférences. Le DSC-HX99 peut aussi servir un usage vidéo pour un utilisateur qui n’aurait pas l’exigence d’un amateur vidéo confirmé mais qui voudrait concilier un bon compact photo à la base et un prêt à filmer simple et efficace pour des prises de vues animées de temps en temps. 

Le test du compact Sony DSC-HX99

En fait, simplifions. Vous prenez les modèles DSC-HX90 et DSC-HX90V sortis il y a 3 ans, vous conservez leurs points forts comme le zoom x30, la focale de 24 mm, le viseur rétractable de 638 Kp, l’écran inclinable à 180°, la liaison Wi-Fi / NFC (mais pas le GPS), le flash pop-up, la bague de réglages, le panorama par balayage ou encore le stabilisateur (5 axes) utilisable en marchant. Et bien sûr, vous maintenez les modes manuels PSAM.

Puis vous perfectionnez le modèle avec un écran partiellement tactile, un nouveau processeur BIONZ X offrant une élévation de la résolution vidéo (4K), l’ajout du RAW et vous troquez le logement pour carte mémoire SDHC / SDXC par sa version plus « micro » (microSD / microSDHC, microSDXC). Au final, vous obtenez le DSC-HX99.

Le viseur intégré est un « accessoire » intéressant. Ce viseur est pratique même s’il est petit (0,2″ en format 3:2) et de bonne qualité pour sa taille (638.000 pixels). Sa mise en oeuvre s’opère comme un diable qui sort de sa boîte, puis il convient de tirer vers soi la fenêtre oculaire. Et enfin régler la dioptrie. Une fois la manoeuvre accomplie, on peut enfin cadrer par fort ensoleillement. 

Le viseur a par ailleurs un détecteur oculaire débrayable, c’est à dire que si vous approchez l’oeil du viseur, l’écran se désactive. Et vice versa.

Un double regret : l’encombrement du viseur et du Flash ont phagocyté la griffe porte-accessoires. Dommage pour la vidéo, car elle pouvait s’avérer utile. D’autre part, le viseur est rétractable, mais pour le sortir, il faut opérer en deux temps. Pas meilleur que sur le HX90 vieux de 3 ans !

L’écran TFT TruBlack 4:3 de 3 » (7,6 cm) et 960 Kp est inclinable à 180° vers le haut car c’est un confort de cadrage pour les amateurs de selfies. Mais même à 90°, il permet de précieuses prises de vue au ras du sol.  Il est tactile en partie, c’est à dire qu’on peut effectuer une mise au point  à l’aide de l’écran. 

Enfin, on  apprécie l’affichage d’un système de niveau pour l’horizontalité.

On trouve aussi deux fonctions bien pratiques :  la fonction Zébra, bien connue des vidéastes, qui apporte un contrôle visuel sous la forme de zones « zébrées ». On peut filmer malgré l’avertissement du Zébra mais la ou les zones zébrées sera (seront) plus ou moins trop exposée(s).

-d’autre part on recense l’intensification (= Peaking) qui colorie la zone où la mise au point s’établie. L’intensification dispose de 3 niveaux pour vous laisser juge de l’encombrement visuel du cadre.

Lorsqu’on enregistre en vidéo, différents symboles s’affichent ainsi qu’un décompte, mais en plein soleil, ils restent difficiles à voir, provoquant des ratés, malgré un réglage possible de la luminosité écran. Attention, les bandes noires supérieure et inférieure du 16:9 peuvent se confondre avec le fond.

Notez qu’à la fin d’un enregistrement, la mémoire tampon du compact continue de fonctionner, rendant l’appareil indisponible pendant quelques petites secondes. Autre comportement à surveiller : le vôtre ! En effet, la tentation est grande d’appuyer là où se trouve le déclencheur photo pour enclencher / arrêter l’enregistrement vidéo. Il n’est pas naturel de commander l’enregistrement / arrêt avec un bouton placé verticalement par rapport au boîtier. Et on ne peut pas comme sur des boîtiers pros, changer le bouton d’obturateur en bouton vidéo.

Sur le terrain, en usage vidéo, la prise en mains est aidée par le grip renforcé sur le devant et un petit repose-pouce arrière qui font ce qu’ils peuvent. Mieux que rien disons. Par contre, le DSC-HX99 est un peu trop volumineux pour qu’en voyage, la poche du jean suffise.

Pour enregistrer en vidéo, on appuie sur le petit bouton Movie situé à l’arrière, mais cette position verticale n’est pas très heureuse.

Le délai de mise en route de l’APN n’est pas supersonique, puisqu’il lui faut 2 secondes 1/2 environ, mais on ne peut pas dire qu’il soit retardé par l’extension du zoom x30 qui est plutôt véloce. Par contre, notez que l’extension du zoom génère un bruit suffisant pour trahir votre présence.

La batterie nécessite 230 minutes de temps de charge environ. L’autonomie est de 55 (réel) à 100 minutes (en continu) en vidéo, et de 370 à 460 images en photo, c’est peu. Une 2e batterie NP-BX1 sera la bienvenue ! 

Les menus sont plutôt bien ordonnés, et on apprécie aussi beaucoup le raccourci Fn qui permet d’accéder directement à n’importe quel réglage de l’appareil (presque 150 réglages au choix !) : qualité JPEG, ratio d’aspect, Iso Auto, mode HDR, modes créatif, balance des blancs, etc.

La bague de commande – spécificité de ce modèle – est bien utile en photo comme en vidéo, surtout pour la mise au point manuelle, quand l’autofocus fait des siennes ou s’avère impossible. Vue et approuvée ! On peut toutefois la programmer de manière à corriger à la place l’exposition, la vitesse ou l’ouverture. Le seul reproche est que saisir la bague demande de la finesse, du coup on a tendance à bouger beaucoup le compact. De ce fait, il est difficile de recommander une mise au point manuelle pendant l’enregistrement. Optez pour un tel réglage avant l’enregistrement.

Côté qualité, celle-ci est dans la moyenne avec le nouvelle puce LSI et le nouveau processeur Bionz X. La qualité photographique est modeste tout comme en vidéo. L’optique du DSC-HX99  pâtit de sa faible ouverture à F6.4 au Télé, il fallait s’en douter avec un équivalent photo 24×36 720 mm… Bien évidemment, le petit capteur ne permet aucun effet de flou (bokeh) ou quasiment.

 

Mais la satisfaction la plus grande est l’adoption du RAW (ou RAW + JPEG), absente du précédent DSC-HX90. Elle promet des Rafales à 10 im/s, chiffre qu’il convient d’abaisser un peu. Il faudra toutefois veiller à ce que votre logiciel reconnaisse le format RAW de Sony, l’ARW qui sur Mac, n’a pas été reconnu par mon logiciel LightRoom 6.14 (il l’est par Aperture, officiellement abandonné par Apple, un comble). Sinon, Sony préconise le logiciel gratuit Imaging Edge qui permet de traiter; corriger et exporter votre fichier ARW en TIFF ou JPEG par exemple.

 

La nouveauté est que les modes d’enregistrements vidéo se sont étendus : outre l’AVCHD (50p, 50i, 25p) au débit maxi de 28 Mbps, on peut enregistrer désormais en UHD (dit « 4K ») en plus du FullHD classique (1080p en 25 ou 50 Mbps). Le 4K se décline en 2 débits, l’un à 60 Mbps, l’autre à 100 Mbps, offrant de mieux filmer des images très mobiles ou très complexes comme des feuillages. Ce choix est intéressant car on n’est pas contraint de pousser à 100 Mbps, grand dévoreur de Mbps,  si c’est inutile. Le 4K s’effectue sans recadrage par rapport au 1080p, un bon point. Attention, pour le 4K, choisissez bien une carte SDXC Class 10 U3, sinon vous ne pourrez pas enregistrer.

 

Plus on augmente en qualité, plus l’autonomie descend. Une carte SDXC de 64 Go vous permettra de stocker 2H35 de vidéo HD /60p, 2H05 en 4K / 30p à 60 Mbps et 1H15 seulement en 4K / 30p /25p à 100 Mbps. C’est dire si le débit importe ! Dans le mode XAVC-S, je n’ai constaté que peu ou pas d’artefacts sur des images très mouvantes et des panoramiques ou des zooms rapides. 

 

L’impressionnant zoom x30 du DSC-HX99 est utilisable dans toute son amplitude, bien entendu actif lorsque vous enregistrez. Le zooming s’effectue de façon assez progressive, selon 2 vitesses, l’une rapide, l’autre moyennement lente. De plus, un réglage du menu permet de choisir deux vitesses de base (Normal ou Rapide). La plus rapide équivaut à l’effet dit « coup de poing » : il faut alors moins de 2 secondes pour balayer toute la plage du zoom x30. En contrepartie, prière de supporter un bruit de casserole en raison du déploiement de la mécanique ! Mais c’est le plus rapide des zooms qu’on ait rencontrés sur un compact !

Le son du zoom s’entend un peu moins en Normal, et dans ce cas, ce n’est pas propre à Sony ni à ce modèle. Bien sûr,  le maniement du zoom sur un APN reste moins souple que sur un camescope. 

 

 

 

 

Il existe aussi un zoom nommé « zoom image Clair » qui porte le téléobjectif à x80 (!) et qui est utilisable en vidéo mais qui détériore l’image, d’ailleurs elle n’est pas disponible en 4K. Absolument aucun intérêt vu déjà l’amplitude énorme du zoom optique. Laissez le réglage sur « zoom optique uniquement »…

 

Le stabilisateur se comporte plutôt bien à la focale maxi x30, un petit « exploit » vu l’amplitude. Par ailleurs, le DSC-HX99 dispose – en plus du mode Standard – de deux modes « Actif » : Actif et Actif intelligent. Retenez que le stabilisateur le plus puissant (Actif Intelligent) permet de filmer en marchant. Le 3e mode, dit « standard », sert assez peu. Attention, l’utilisation des deux positions de zoom (Actif et Actif Intelligent) réduisent légèrement la focale. 

Côté audio, le rendu est de bonne facture avec assez peu de sensation de son étouffé pour un compact. Les capsules étant de part et d’autre du Flash, le doigt de l’utilisateur risque assez peu d’obstruer le son. C’est une amélioration par rapport au DSC-HX50 que j’avais testé.

On recense aussi :

-un mode d’abaissement du niveau de référence du Micro (à ne pas confondre avec le réglage de volume du haut-parleur) qui peut être réglé sur Normal ou Faible. Évitez le paramètre Faible, vraiment trop faible justement !

-un mode « vent coupé » à utiliser avec modération car il assourdit TOUS les sons graves.

Par faible luminosité, le DSC-HX99 se comporte assez mal en vidéo entre sa petite cible (1/2,3 ») et le capteur très pixellisé (18 Mp). En photo pure, on peut pousser jusqu’à 1600 Iso, ce qui autorise une utilisation sans encombres jusqu’à ce seuil. En vidéo, la plage de sensibilité s’étend théoriquement entre 80 et 3200 iso, mais il est raisonnable de ne pas dépasser 400 Iso.

Notez l’existence d’une fonction « Obt. vit. lente auto » qui peut s’avérer utile en vidéo puisqu’elle abaisse la vitesse d’obturation de façon imperceptible (de 1/50s à 1/25s).

Côté connectique, le DSC-HX99 dispose d’un terminal « Multi » microUSB (câble fourni) qui sert à alimenter le HX99 ou connecter le compact à l’ordinateur. Il existe aussi une sortie mini-HDMI (câble non-fourni) quasi invisible, logée SOUS le boîtier ! 

La carte mémoire est une micro-SD contrairement au modèle précédent,, en SD plein format. elle est toujours un peu délicate à insérer, la face à introduire n’étant pas interchangeable. Mieux vaut la sortir un minimum. Mais après tout, ça n’a pas empêché le succès des GoPro Hero. 

 

 

La mise au point automatique fonctionne bien, les compacts ont cet avantage, sans miroir, d’éviter les multiples micro-hésitations des reflex en vidéo.. La MAP du DSC_HX99 s’est développée de façon à proposer des choix répondant à plusieurs cas de figure. Inspirée des produits plus hauts de gamme chez Sony, cette mise au point offre différents modes (AF direct, AF continu, etc.) et espaces de mise au point (Large, Centre, Spot flexible M, Spot flexible élargi…). C’est là que le tactile de l’écran intervient avec un Autofocus réglable sur écran. On peut ainsi par exemple déplacer le collimateur de  telle sorte que la zone de mise au point touche la zone de son choix.  Mieux : si on associe cette action avec la Détection de visage, on peut suivre un visage, le mémoriser, puis récupérer la mise au point continue même si le visage réapparaît après avoir disparu ! Le suivi AF fonctionne même si on utilise le zoom. Testez bien avant tout enregistrement réel.  

La mise au point en vidéo peut se régler avant ou pendant l’enregistrement. On salue aussi la mise au point macro à 1 centimètre.

Moins spectaculaire, la balance des blancs dispose de plusieurs positions et même d’un blanc « manuel ».  

Enfin côté lecture, par défaut, les vidéos succèdent aux photos à la queue leu leu, tout en se distinguant par un logo différent. Dommage que la vignette fixe reflétant la première image de la vidéo soit toujours aussi pixellisée mais pas d’inquiétude, l’image vidéo normale reprend après 

Pour finir, le Wi-Fi et le GPS permettent de télécommander le DSC-HX90 depuis un smartphone ou une tablette, ça marche très bien avec l’application Sony, Play Memories Mobile. Le Bluetooth, fait nouveau, est aussi de la partie pour une meilleure connexion avec son smartphone ou sa tablette. Par contre, Sony a évincé le GPS que j’aimais bien.

Exemples photo du DSC-HX99

19,9mm (équiv. 122 mm) – Iso 160 – 1/160 – f5.6

23,9 mm (équiv. 146 mm) – Iso 80 – 1/250 – f5.6

4,25 mm (équiv. 24 mm) – Iso 80 – 1/1000 – f3.5

4,25mm (équiv.24 mm) – Iso 80 – 1/50 – f/3.5

4,25 mm (équiv.24 mm) – Iso 1600 – 1/8 – f3.5

118 mm (équiv. 720 mm) – Iso 125 – 1/250 – f6.4

4,25 mm (équiv. 24 mm) – Iso 160 – 1/640 – f3.5

6,44 mm (équiv. 39 mm) – Iso 80 – 1/200 – f4

4,25mm (équiv. 24 mm) – Iso 80 – 1/320 – f/3.5

4,25mm (équivalent 24mm) – Iso 800 – 1/6 – f3.5

78,4mm (équiv. 478mm) – Iso 100 – 1/250 – f6.3

4,25 mm (équiv. 24 mm) – Iso 80 – 1/1000 – f3.5

118mm (équiv. 720mm) – Iso 200 – 1/250 – f/6.4

4,25mm (équiv. 24 mm) – Iso 80 – 1/400 – f/3.5

4,25 mm (équiv.24 mm) – Iso 3200 – 1/30 – f3.5

(en 8192 x 1856) – 4,25 mm (équivalent 24 mm) – Iso 80 – 1/250 – f5

Sur le papier, le DSC-HX99 a des atouts avec son viseur escamotable, son zoom optique x30 de qualité, son stabilisateur, son écran en partie tactile (pratique pour la mise au point), son format RAW, et sa résolution 4K. Vous obtenez un usage vacances ou tout-terrain, même là où le soleil tape grâce au viseur ! Le raccourci FN est bien apprécié tout comme le grand choix de modes et de débits dont le raisonnable 60 Mbps en 4K, bien adapté aux configurations informatiques pas trop puissantes.

Cependant le prix catalogue supérieur à 500 euros, l’ écran partiellement tactile (pour les Menus) et la faible sensibilité en vidéo comme en photo douchent l’enthousiasme. De plus, pour ce qui concerne la fonction vidéo pure, on n’aime pas beaucoup l’emplacement du bouton vidéo, malhabile. Enfin, le petit capteur doit lutter sur le papier contre les capteurs 1 pouce tels que ceux des Sony RX100 M6 ou Lumix TZ200, certes un peu plus plus onéreux, sauf à choisir le modèle antérieur (TZ100 par exemple). D’autre part, à 520 euros, les smartphones ont des qualités photo presque égales.

Bref, un modèle qui était une mini-star en 2016 mais son renouvellement risque de connaître un succès bien moindre.

Zoom x30 très compact
Focales couvertes (24-720 mm).
Enregistrement UHD en plus du FullHD
Processeur BIONZ X de dernière génération
Viseur rétractable
Mode RAW intégré.
Bague de réglages paramétrable
Stabilisateur 5 axes efficace au télé et utile en marchant
Bonne prise en mains grâce au Grip.
Mode Balayage panoramique simple d’utilisation.
Wi-Fi / NFC intégrés
Autofocus rapide sur écran.
Présence d’un Focus peaking
Ecran inclinable à 180°.
Ecran semi-tactile.
Emplacement contestable du bouton Movie.
Cherté relative
Viseur nécessitant d’être sorti et tiré
Iso jusqu’à 3200 peu exploitable en vidéo
Zoom 30x un peu exagéré
Sensibilité moyenne en dépit des propos du fabricant.
Logement carte microSD plutôt que SD
 

Vidéo-test du Sony DSC-HX99

Vidéo-test du Sony DSC-HX99 par Cape Cod

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