L’‘Osmo est un concept qui repose sur une stabilisation sur nacelle (Gimbal), tenue par une poignée d’environ 16 cm de long. Conçu par DJI, connu pour ses drones Mavic pro et Spark et ses systèmes de stabilisation pro Ronin (Ronin-M, et Ronin-S).

La nacelle anticipe les mouvements naturels du bras grâce à un dispositif électro-mécanique à 3 axes qui adoucit les transitions. La stabilisation repose sur des moteurs Brushless, capables de détecter les mouvements de l’opérateur. Un Joystick quadri-directionnel permet d’orienter la caméra selon un angle d’inclinaison de 155 degrés et en Pan de 160 degrés.

Le concept de l’Osmo Mobile2 se distingue des autres Osmo  (Osmo, Osmo +, Osmo pro) : exit la caméra. Il reste alors la caméra de votre smartphone, c’est cette dernière qui joue le rôle de filmeuse. Ce dispositif présente l’avantage que le système est évolutif si vous changez de smartphone. Les smartphones sont adaptés car les plus performants d’entre eux peuvent filmer en 60p et en 4K. Même en FullHD et 30 ou 25p, les smartphones sont bien adaptés.

Mais l’Osmo mobile a aussi des inconvénients : contrainte de veiller à l’autonomie de 2 appareils, et côté smartphone, nécessité d’une mémoire intégrée costaude ou d’un système sur carte.

Cette version 2 est plus légère et meilleure en autonomie (14 heures), et elle offre le sens horizontal-vertical. Il s’avère moins coûteux (149 euros au lieu de 339 euros), bref c’est un accessoire devenu abordable.

L’Osmo Mobile peut communiquer par Bluetooth avec entre autres un l’iPhone 5 / 6 / 6s Plus, un Samsung Galaxy S7 et le Huawei Mate 8. Tout téléphone Android ou iOS entre 58,6 et 84,8 mm de large est compatible.

Les paramètres de la caméra, comme l’ISO, la vitesse d’obturation et la balance sont accessibles depuis l’écran via l’application DJI Go. Alors malin, l’Osmo mobile ? Oui en apparence.

Le DJI Osmo Mobile 2 en détail

Le système est conçu pour fixer tout smartphone (ci-dessous un iPhone 6) puisqu’on peut écarter les tirettes. Même un smartphone épais est maintenu. C’est bien conçu.

Fourni avec une boite en nylon, l’Osmo est en plastique et aluminium. Le produit est léger : 485 grammes avec batterie (29,5 x 11,3 x 7,2 cm replié). Ajoutez le poids du smartphone (130 grammes en moyenne). Le poids est supportable, il fatigue peu l’avant-bras.

Le téléphone portable peut s’incliner à l’horizontal ou en vertical, dans ce cas, pour mieux s’adapter à Snapchat ou Periscope. Il peut même s’incliner en cours de route. En Pan, le débattement est de 160°, et l’inclinaison de 155° (avec smartphone installé à l’horizontal).

La visualisation sur écran est la façon « classique » de marcher. Pour cela, il faut fixer un smartphone sur l’Osmo ou connecter une tablette. La liaison s’effectue par Wi-Fi. Le bras qui supporte le smartphone se visse sur une « rosette » qui prend en charge divers accessoires externes (support voiture….).

La poignée de l’Osmo Mobile est lisse, sans système anti-dérapage. L’Osmo fait peu de bruit. La stabilisation reste remarquable. Elle n’a pas posé souci avec les 2smartphones avec lesquels j’ai testé l’Osmo Mobile 2 mais attention, certains smartphones (dont les récents iPhone) disposent de plusieurs systèmes de stabilisation (optique et électronique) et selon le modèle, la stabilisation de l’Osmo peut être perturbée, d’autant qu’elle n’est pas débrayable via l’appli.

L’équilibre de l’Osmo s’obtient automatiquement un fois le smartphone placé. Ce temps gagné à ne pas avoir à équilibrer l’accessoire est une des forces de ce stabilisateur.

Seul détail une réinitialisation de la nacelle s’impose parfois, elle s’effectuera alors depuis l’application DJI Go.

Parfois un message d’alerte vous prévient que votre Osmo est mal placé. Si vous estimez cet avertissement étrange, je vous recommande de redémarrer smartphone et Osmo pour les re-jumeler.

L’ensemble de commandes s’avère d’accès facile. Notez que le changement de mode Photo / vidéo n’est possible que depuis l’application. C’est un peu dommage.

Le Joystick nécessite une assimilation de sa logique de ce Joystick. Vous orientez grâce à lui la nacelle de l’Osmo dans les 4 directions. Au début vous vous tromperez de sens haut-bas. La nacelle convertit les actions du joystick de manière à effectuer un mouvement panoramique ou d’inclinaison. Les vibrations naturelles sont réduites grâce au SmoothTrack. Il existe aussi un mode (Suivre) où  le smartphone peut être orienté manuellement.

Si vous appuyez deux fois, l’Osmo cherche sa position horizontale par défaut, alors que si vous cliquez 3 fois, il passe en « Selfie ». Le temps de réaction est réglable (lent, medium ou rapide). 

Un curseur sur le côté permet de zoomer. 

Le zoom de l’Osmo Mobile 2 se matérialise à l’écran par un « ascenseur ». C’est pratique mais la qualité du zoom reste dépendante de la résolution : si vous zoomez trop, l’image sera floue. A noter que DJI est bien peu bavard dans le manuel sur ses aspects.

Le connecteur micro-USB sert à recharger l’Osmo sur un ordinateur ou une prise murale avec adaptateur. 

Au-dessous, invisible, la batterie de l’Osmo tient… jusqu’à 14H et se charge par USB en 2H30. Par rapport à l’Osmo Mobile 1, les progrès sont indéniables. De plus, les 3 diodes (de Faible à Élevé) aident à savoir approximativement la réserve dont on dispose.

Un piège : si en l’absence de smartphone, le voyant le plus à droite clignote, cela signifie que le smartphone fait défaut et non pas que la batterie est en fin d’autonomie.

Un second connecteur USB (standard) sert à connecter votre téléphone mobile si jamais vous préférez une liaison physique à un liaison Bluetooth. Cela peut s’avérer utile s’il y a beaucoup d’interférences.

Comme on le voit sur cette vue, le positionnement du smartphone fait que l’objectif n’est jamais gêné par l’articulation de l’Osmo. Sauf si vous poussez le smartphone trop près du moteur droit, une partie de la nacelle risque de s’apercevoir du côté droit.

Le pas de vis, très pratique pour faire tenir l’Osmo sur un trépied, ou pour initialiser l’Osmo sans le tenir.

Bref, filmer avec l’Osmo est gratifiant. On peut se faufiler entre deux obstacles ou réaliser des vues au ras du sol qui seraient acrobatiques à filmer autrement. 

L’Osmo semble bien approprié pour tourner des scènes de groupes, comme un mariage ou du sport. 

Inconvénient, l’Osmo Mobile 2 est plus long à mettre en route qu’une actioncam, puisqu’il faut synchroniser Osmo et smartphone.

Le temps de réponse (latence) empêche une visualisation vraiment synchrone. Mais si votre smartphone est récent, le temps de latence sera plus fluide. 

Notez que la connexion a échoué avec un iPad car trop vieux. Notez qu’il faut télécharger l’application DJI Go et non DJI Go 4. Ensuite il faut s’inscrire pour accéder à l’application. Enfin, au lancement de l’application, il faut balayer les images vers la droite pour découvrir les autres appareils et se connecter. Ouf !

La compatibilité Bluetooth permet d’exploiter l’application DJI Go. Une fois le smartphone jumelé avec l’Osmo Mobile2, l’application permet d’accéder à tous les paramétrages images et réglages de prise de vue. C’est d’ailleurs la seule manière d’accéder aux réglages, l’Osmo ne disposant d’aucun bouton de réglage.

Bien sûr, il manque des réglages plus pro s comme le Profil Neutre tels qu’on les connaît chez GoPro par exemple.

L’application DJI Go donne accès aussi bien au Timelapse qu’à l’hyperlapse et au Motion lapse. Le Time-Lapse est le plus facile : Osmo fixé sur trépied, l’application vous donne accès à l’intervalle de temps (par exemple toutes les minutes), et à la durée de prise de vues à chaque fois,  vous indiquant par calcul le temps d’enregistrement. Pas mal sur le principe.

Un des paramétrages parmi les plus utiles, c’est bien celui de la vitesse de réaction de la nacelle. La différence est stupéfiante.

L’application vous permet aussi d’utiliser la fonction ActiveTrack que l’on connaît bien sur e Mavic pro entre autres. Rappelons que cette fonction, accessible depuis l’application DJI Go, permet de suivre un sujet en pointant celui-ci sur écran. La mise au point est pointée correctement sur le sujet.

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L’Osmo mobile est assez convaincant en matière de stabilisation 3-axes. Le fonctionnement de l’Osmo est agréable. L’encastrement du mobile ainsi que la connexion avec le smartphone sont sans reproche. L’autonomie est convaincante. L’utilisation verticale et horizontale est un plus. L’appli est remarquable. La poignée est un peu glissante mais on s’y fait. 

Seule vraie déception, deux appareils doivent être alimentés au lieu d’un seul, et le smartphone a intérêt de disposer d’une mémoire intégrée costaude ou d’un système sur carte. En ligne de mire, le récent Smooth 4 de Zhiyun, concurrent potentiel de l’Osmo Mobile2.

Le concept
Le tarif défiant toute concurrence
Autonomie convaincante
Joystick
Zoom sur le côté
Application DJI Go
La poignée en plastique bien glissante
L’obligation d’enregistrer un compte chez DJI pour accéder à l’application.
Pas de prise Micro.

Vidéo-test du DJI Osmo Mobile 2

Vidéo-test du DJI Osmo par Thierry P.

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