Un harnais avec une Pocket 3 est un ensemble idéal. Ils permettent, moyennant un « adaptateur d’expansion » DJI, de n’avoir aucune des deux mains encombrées et de filmer ainsi librement, sans se préoccuper de poser ou ranger sa caméra. Il existe aussi un système sur bretelle de sac à dos (ci-contre) plus spécifiquement adapté à la randonnée. Mais le principe reste le même.

Filmer correctement et de manière stable, sans avoir de caméra à la main n’est pas une simple question de confort de prise de vues pour paresseux, mais garantit la qualité du filmage et au passage, la sécurité de la caméra. Le harnais avec une caméra comme la Pocket 3, paraît donc la solution la plus adéquate pour marcher dans les villes ou à la campagne, et filmer librement… Bon, c’est un peu plus compliqué en réalité… 🙂

L’ensemble que je préconise et que j’ai testé, se compose donc d’abord d’un harnais de type « poitrine ». Il existe un modèle spécifique chez DJI à 40€ (compatible Osmo Pocket) mais n’importe quel harnais « vidéo » semble convenir, pour un prix égal ou inférieur. Pour preuve j’ai récupéré un ancien harnais qui est compatible. Et cela convient très bien à la fois pour la Pocket 3 et l’adaptateur d’extension qui sert de lien.

En effet le harnais est complété d’un adaptateur d’extension qui fait la jonction entre le harnais et la caméra. C’est un adaptateur spécifique à DJI car c’est un peu au mm près. Il ne vaut que 19€. Sachez toutefois qu’il existe sur Amazon des variantes de marques mais, je ne trouve pas la peine de risquer un accessoire incompatible ou maladapté.

L’adaptateur pèse 40 grammes et mesurant 49,4 × 8,5 × 60 mm. Il permet d’attacher la caméra sur divers supports comme la bretelle d’un sac à dos (support de sangle pour sac à dos Osmo), le guidon d’un vélo ou donc un harnais poitrine.

La Pocket 3 se fixe dans l’adaptateur d’extension. Ce dernier se présente comme une sorte de « cage » ouverte verticalement, qui maintient la caméra et la protège. L’adaptateur comporte aussi une porte latérale pour permettre l’introduction de la Pocket. Plus bas, une échancrure donne accès aux deux boutons : le Déclencheur et le Joystick. L’extension comporte aussi une griffe porte-accessoires pour y fixer une mini-torche par exemple.

L’écran de la Pocket conserve sa capacité de rotation grâce à l’ouverture de l’adaptateur, mais c’est au quart de centimètre près en vertical. D’ailleurs si on ajuste mal la Pocket dans l’adaptateur, ça force un peu. La nacelle reste libre de ses mouvements. Il est même possible de zoomer avec le Joystick.

Maintenant le système a de quoi susciter des interrogations. En effet, la Pocket 3 est « à l’envers » lorsqu’elle est portée en mode harnais. L’écran se trouve devant, hors du champ de vision du randonneur / trekkeur / voyageur.

Etre « à l’envers » contraint à juger à l’aveugle ou il faut recourir au mobile et à l’application DJI Mimo, pour « surveiller ». Cela permet de vérifier le cadrage ou changer d’option (Zoom ou Active Track par exemple).

Notez que le fait d’avoir besoin d’un smartphone revient à ne plus être totalement libre de ses mains ! Un compromis possible est d’utiliser son mobile seulement de temps en temps et de conserver un contrôle, au moins intermittent, au smartphone, via l’application DJI Mimo.

Autre souci (quand on ne contrôle pas au mobile), il est possible d’oublier de croire que l’on filme alors qu’on n’a pas démarré l’enregistrement et vice versa. Il faut donc rester attentif aux bips de la Pocket 3 : 1 bip pour le démarrage, 2 pour l’arrêt.

Autre aspect : que ce soit en harnais ou pas, difficile en marchant, quelle que soit l’allure, d’éviter « l’effet Ninja », cet effet de « toboggan » dû à la marche. L’effet n’est pas aussi marqué quand on tient la Pocket 3 à la main, c’est bien un problème dû probablement au fait que la caméra est au plus près des mouvements du corps.

Conclusion

Utiliser la Pocket 3 avec un harnais a des avantages… et des inconvénients ! L’accessoire adaptateur d’extension est bien conçu, et la liberté de mouvement qui en résulte est idéale pour des prises de vues de paysages, en randonnée ou en voyage.

Mais la caméra enregistre sans contrôle direct de l’utilisateur, sauf à être connecté via l’application DJI Mimo. Après tout, pourquoi pas, aujourd’hui dégainer son mobile pour vérifier quelque chose sur une application (un suivi GPS ou le nombre de pas qu’on a réalisés) est monnaie courante.

D’autre part, la stabilisation reste bonne, à condition d’accepter un léger « effet Ninja » (léger rebond) qui est supérieur en situation de harnais que caméra tenue à la main.

Enfin, faute de pouvoir surveiller l’image sur écran, on peut oublier d’éteindre la caméra, ou croire qu’on est en en train de filmer alors qu’on ne l’est pas.

VIDEO-TEST

Exemple spécifique d’application du harnais + pocket 3 pour l’observation et l’éducation d’un chien.