L’autonomie des batteries des appareils photo /caméras et des smartphones a toujours posé question, voire posé problème. Alors voici justement des questions.. et des réponses !

1) J’emporte un appareil photo, une caméra, ou un smartphone me servant (entre autres) d’appareil photo, comment gérer au mieux l’autonomie ?
C’est une question récurrente quand on est loin d’une prise électrique, ou que le temps manque pour recharger, question dont la réponse est très variable. En règle générale, l’autonomie de la seule batterie ne suffit pas à des besoins un peu exigeants, qu’il s’agisse d’un trek à l’étranger ou d’une randonnée dans les Alpes, mais même un déplacement en voyage un peu mouvementé. L’autonomie d’une GoPro ou d’un compact / reflex varie entre 50 minutes et 2 heures. Les indications sont souvent données en continu sans tenir compte des temps de préparation et standby et des éléments qui consomment beaucoup d’énergie comme un stabilisateur, un Autofocus ou une liaison Wi-Fi. Et c’est sans compter non plus le phénomène de vieillissement d’une batterie qui a pour conséquence que la batterie après x cycles de décharge / recharge n’a pas forcément la même endurance que la batterie achetée neuve.

L’autonomie d’un smartphone est plus importante mais utilisé à forte dose pour usages multiples (localisation GPS, photo, Web, etc.), il vous faudra trouver une solution de recharge adéquate.

2) Existe-t-il des batteries de plus forte autonomie que celles d’origine ?
Oui et non. Concernant les smartphones, les compacts, les actioncams et les reflex, ce n’est jamais le cas en raison de la taille du compartiment. Seules font exception les camescopes grands-public ou professionnels qui disposent généralement de batteries optionnelles pouvant aller jusqu’à 3 ou 4 heures.

3) Quel type de chargeur dois-je acquérir ?
En dehors des modèles qui livrent un chargeur avec l’appareil de prise de vues, il vaut 1000 fois mieux acquérir un chargeur autonome. Pourquoi ? Parce que vous pourrez recharger sans monopoliser le boîtier photo ou vidéo pendant la recharge; vous constaterez aussi un moindre risque de vol et un gain de temps puisqu’avec 2 batteries, vous rechargez pendant que vous utilisez la 2e batterie.

4) Les conditions météo influencent-elles l’autonomie des batteries ?
Oui bien sûr en cas de conditions peu clémentes (au-dessous de +5°C), l faut tenir les batteries au chaud, c’est à dire rangées dans le sac au minimum plutôt que de sortir votre appareil. On a l’habitude de considérer que leur rendement peut diminuer de 30%.

5) Je vois des marchands proposer des batteries externes (les Powerbank), une bonne solution  ?
Les Batterie externes ont le vent en poupe. Les 2 marques les plus référencées qui se partagent le marché sont Anker (par exemple la Anker PowerCore+ 13400), et TECKNET (par exemple Tecknet 16750mAh 5V/3,4A).

Les batteries externes (autrement nommés Powerbank) emmagasinent une énergie stockée, sont eux-mêmes rechargeables, et permettent selon les cas de recharger 2 à 5 fois l’appareil de prise de vues. Leur capacité évolue généralement entre 5000 mAh et 20000 mAH. Mais on en trouve à 25000 mAH,  et même jusqu’à 50.000 mAh ! Plus le mAh est élevé, plus la batterie est lourde bien entendu. C’est par le connecteur approprié (en général la prise micro-USB très répandue) qu’on recharge son appareil de prise de vues ou son smartphone. Certains trekeurs tiennent ainsi une semaine avec un tel engin. Les prix sont très variables mais pas prohibitifs, raison du succès d’ailleurs. Comptez entre 20 et 80 euros la batterie externe entre 5000 mAh et 20000 mAh. Les prix peuvent s’envoler jusqu’à 150 euros pour des modèles spécifiques.

Un dernier avantage du chargeur externe : même si vous évoluez en matière d’appareil photo, le chargeur externe ne tombe pas dans l’obsolescence tant que vous pouvez le raccorder.

6) Quels sont les inconvénients des Powerbank ?
Le poids (autour de 300 grammes.) peut devenir un handicap puisqu’on n’a rien sans rien : plus la batterie est capacitaire, plus elle est lourde même si certains fabricants ont réussi à alléger un peu le poids du matériau enveloppant la batterie. On peut préférer les modèles poids plume mais ils sont généralement chers et fort logiquement, moins capacitaires. Un bon compromis, ce sont les batteries externes de 13500 mAh par exemple.

L’encombrement est à prendre en considération : une batterie Powerbank peut être assez large. Autre inconvénient plus méconnu : sa capacité réelle peut s’avérer inférieure à la réalité. Comptez facilement 10-15% en moins.

7) Les aéroports / compagnies aériennes ont-ils des exigences ?
C’est un peu comme les trépieds, cela dépend des compagnies, le mieux étant toujours de s’informer au moment de la réservation du billet… Normalement les Powerbank passent en bagage cabine, pas en soute. Le International Air Transport Association (plus connu sous le nom de IATA) émet des recommandations et la compagnie aérienne peut surenchérir. Toutefois pas d’affolement. Jusqu’à 100 watts, les batteries supplémentaires sont autorisées en cabine et les batteries internes à un appareil autorisées en soute ou en cabine. Entre 100 et 160 Watt, ça se complique, il est nécessaire d’obtenir un accord préalable de la compagnie mais vous obtiendrez probablement cet accord.

Vous pouvez utiliser ce simulateur pour convertir les mAh en Watts en fonction du voltage. Par exemple, le Tecknet 20000 Mah x 5 volt = 100 Watt, ce qui resterait dans le cordes… Une batterie de Mavic pro ne dépasse pas ls 44 W. Pour flirter avec les 100 W, il faut emporter une batterie de drone Inspire 2.

8) Quel budget cela représente-t-il ?
Il faut compter entre 50 et 150 euros, selon le mode d’alimentation choisi.

9) Et que penser des batteries solaires ?
Côté chargeurs solaires, des marque fiables existent comme Ouxte (par exemple OUTXE Charge Rapide 20000mAh). Elles se portent sur le sac à dos à l’arrière, l’idéal étant bien sûr de marcher dos au soleil, ce qui n’est pas toujours possible. La recharge solaire est très très lente pour ne pas dire plus, dans ces conditions. L’idéal est de laisser le chargeur solaire en statique mais bien sûr ce n’est pas toujours possible si l’on trekke !

10) En trek, la recharge sur place semble être la solution dans les lodges : alors pourquoi m’encombrer ?
En trek, tout dépend si vous avez plusieurs recharges à faire. Les tarifs ne sont pas si anodins d’après plusieurs témoignages rapportés : on grimpe vite à 2 à 3 euros par recharge à multiplier par le nombre de jours de recharge à multiplier par le nombre d’appareils à recharger (on a vite fait d’en avoir 2 ou 3). Par rapport à ce que coûte un repas, c’est parfois énorme ! On peut aussi tiquer sur le principe, avec la fameuse impression d’être pris pour une vache à lait, sans commune mesure avec le tarif réel auquel vos hôtes payent ce service. Et vous n’êtes jamais à l’abri d’une coupure la nuit.